Un Noël dans le nord de l'Angleterre, à Sheffield, ville touchée de plein fouet par la crise de la fin du XXième siècle.
Alex Turner a pour cadeau une guitare électrique. Il décide alors de réunir ses amis et de fonder un groupe de rock. Le groupe se fait connaitre petit à petit grâce à des concerts dans des bars où ils distribuaient gratuitement leurs albums gravés par leurs soins. Quelques unes de leur chansons sont même télechargeables librement sur le net. Très vite le "bouche à oreille" fonctionne, et ils sont ensuite repérer par le label
Domino, se faisant ainsi mieux connaître du grand public.
Leur premier single "
I Bet You Look Good On the Dancefloor", sorti en 2005 est classé numéro 1 des charts au Royaume-Uni. Le groupe bat alors le record de vente de disque en une heure puis le record de vente en une journée ! Ils ont en effet vendu 360 000 exemplaires de leur album "
Whatever People Say I Am, That's What I'm Not" la semaine de sortie, plus que les
Beatles qui détenaient le précédent record ! Leur succés est marqué par un titre complaisant qui barre la photo d'
Arctic Monkeys en couverture du Times du 30 janvier 2006 : "
Bigger than Beatles". Malgré cela les
Arctic Monkeys déclarent ne pas aimer la presse, une de leurs devises étant "
Don't believe the Hype". Même le magazine
NME, référence dans le monde du rock britannique, n'avait rien vu venir.
Malgré la fraicheur de leur son, on peut retrouver les influences des
Jam pour leur côté mod et des
Clash pour leur énergie. Le groupe associe en fait des paroles d'un réalisme froid et sordide à la vivacité (ce qui n'est pas sans rappeler les
Kinks) voire au spasme de leur musique trépidante. Ils ont été assimilés à des "
Libertines du nord" et leur style musical s'apparente à du post-punk ou dance-punk. Le batteur,
Matt Helders, avoue être un féru de rap et tente ainsi souvent de donner à sa rythmique un côté haché. De son côté, le chanteur et guitariste
Alex Turner, semble élargir son panel d'influence après avoir longtemps parlé des
Strokes, il cite plus volontiers des groupe plus dansant comme les
Clash et
Fat Boy Slim.
Après l'Europe, les
Arctic Monkeys s'envolent pour les Etats Unis où bien que les fans soient en nombre, les critiques reçoivent plutôt froidement les apparitions du groupe. Cependant la pression pendant la tournée américaine est énorme et le bassiste
Andy Nicholson décide de quitter le groupe avant la tournée européenne. C'est actuellement
Nick O'Malley, un ami de longue date, qui assure la relève. Á la même époque, le chanteur
Morrissey déclare à propos des Arctic Monkeys qu'ils n'ont encore rien prouvé.
C'est alors que le groupe sort le 24 avril 2006 un EP de cinq titres, dont quatre inédits intitullé "
Who The Fuck Are Arctic Monkeys". Le disque reçoit un bon accueil des critiques, parlant de début de maturité par rapport à leur premier opus. D'après le magazine
Rolling Stone "
afin de battre le fer de leur succès tant qu'il est encore chaud" (n°40 de mai 2006). Le dernier single du groupe continue de confirmer leur énergie mais aussi leu talent d'écriture : "
Leave Before the Lights Come On" s'est hissé directement à la 4è place des charts ! C'est de nouveau la consécration, puisqu'ils remportent en 2006 le Mercury Prize.