Drowning Pool a été formé à
Dallas, suite à l’arrivée de
Mike Luce et
C.J. Pierce de la Nouvelle Orléans. Ils y rejoignent le bassiste
Stevie Benton et commencent à jammer, mais il leur manque un frontman digne de ce nom. En 1998, le combo change de chanteur et embauche
Dave Williams, surnommé "Stage" par
"Dimmebag" Darrell de
Pantera… Avec sa présence phénoménale sur scène, il permettra au groupe d’exploser lors de ses concerts. Ce n’est qu’une fois la quatuor formé que le nom
Drowning Pool est définitivement adopté, en référence au film de
Paul Newman sorti en 1975.
En mai 1999 , ils enregistrent une démo, qui tombe entre les mains de
Sevendust, un groupe qui marche très fort aux USA.
Drowning Pool part alors en tournée avec eux, ainsi qu’avec
(Hed)P.E. et
Kittie. Après 2 années de tournées incessantes, le groupe enregistre une démo de 6 titres, qui lui permettra de se faire repérer par le gros label
Wind Up. Il en découlera la sortie de "
Sinner", en juin 2001, un album très brutal produit par
Jay Baumgardner (
Papa Roach,
Orgy,
Coal Chamber). A la croisée de
Tool et de
KoRn, ce LP séduit un très large public, grâce au single "
Bodies", et se vend à un million d’exemplaires en l’espace de 6 semaines. Peu après sa sortie, les 4 Texans ont droit aux honneurs de l’Ozzfest. Un an plus tard, ils remettent ça, et tournent avec
Ozzy pendant 2 mois, avant que le drame ne se produise. En effet, en août 2002, on retrouve
Dave Williams mort à l’arrière de son bus.
Après quelques mois de deuil, la formation propose alors à
Robb Flynn (
Machine Head) de les rejoindre, proposition qu’il refusera poliment (pour ceux que ça étonnerait, sachez que
Drowning Pool est vraiment plus gros que
MH aux USA). Après un long silence radio, le groupe refait parler de lui en janvier 2004, lorsqu’un communiqué annonce que le groupe est en studio avec un nouveau chanteur,
Jason Jones, sous la direction de
Johnny K. ("
Supercharger"). "
Desensitized" sort en avril et à notre plus grande surprise, il s'avère être le digne successeur de "
Sinner". Le nouveau chanteur n'est pas qu'un simple clone de
Dave Williams, et il possède même une voix plus intéressante que celle de son prédécesseur. Le succès est à nouveau rendez-vous, même s'il est de moindre envergure (n°17 aux USA). Depuis la sortie de ce disque, DP tourne aux USA, notamment avec les regrettés
Damageplan. Quant à d'hypothétiques dates en Europe, je crois qu'on peut toujours rêver…