Né le 15 juillet 1956,
Joe Satriani commence la guitare en 1970, puis il se met rapidement à donner des cours pendant quelques années. En 1979, il forme
The Squares, tout en continuant à enseigner auprès de futurs
guitar heroes, tels que
Kirk Hammett (
Metallica),
Stevie Vaï ou encore
Larry LaLonde (
Primus).
En 1985, il enregistre son premier album solo, "
Not Of This Earth". Après 15 mois à démarcher les labels, il parvient à le faire publier par
Relativity Records, grâce à l’appui de
Steve Vaï. C’est un échec, mais son album suivant fait un carton mondial, grâce à des instrumentaux de guitare d’une technicité sans faille.
Joe enchaîne alors les tournées puis sort un album très controversé, "
Flying In A Blue Dream". En effet, poussé par sa maison de disques, il y pousse la chansonnette, dans des ballades d’une mièvrerie absolue… Fort de sa renommée,
Joe part donner un coup de main à
Deep Purple sur leur tournée de 1989. On lui proposera alors d’intégrer définitivement le line-up, mais il refusera, préférant continuer son aventure solo…
En 1992 sort "
The Extremist", un album plus agressif que ses prédécesseurs, qui se classe n°24 aux USA. Après avoir sorti un live et des B-Sides en 1993,
Satch revient en 1995 avec un album éponyme très innovateur. Les rythmes sont plus posés, à la limite du blues (ex : "
Down, Down, Down"), donnant à sa carrière une tournure inattendue. Mais c’est un échec commercial.
Joe Satriani crée alors l’événement en 1997 : il réunit les 3 meilleurs guitaristes du monde (
Steve Vaî,
Eric Johnson et bien sûr
Joe himself…), pour une tournée de 24 dates qui sera immortalisée par l’album "
G3 Live In Concert". Après ce succès, un nouvel album dans la lignée des débuts sort en 1998 : "
Crystal Planet" est un véritable bijou, comportant les meilleures compositions rock depuis 1987. Mais voilà, en 2000,
Joe cherche à nouveau à expérimenter, et il tente de mêler guitares et techno dans un album bien fade, "
Engines Of Creation". Les fans apprécient peu cet épisode, et l’album fait un flop, malgré l’excellent single "
Until We Say Goodbye".
En 2001, à l’ère du DVD,
Joe sort un live de 2 heures et demie, montrant aux plus sceptiques qu’il reste le meilleur dès qu’il s’agit de faire parler sa guitare. En 2002, l’ami
Satch revient avec un très bel album, plutôt orienté vers le rock. "
Strange Beautiful Music" reste dans la continuité de "
Crystal Planet", mais il s’avère plus varié que ce dernier. En 2003, soit 18 ans après l’enregistrement de son premier album, Sony publie enfin un double best-of qui retrace la carrière exceptionnelle d’un
guitar hero pas comme les autres.
Mais les choses sérieuses reprennent en avril 2004 avec la sortie du onzième album de
Joe, répondant au doux nom de "
Is There Love In Space ?". Moins original que son prédécesseur, il comporte plusieurs titres chantés et s’apprécie de plus en plus au fil des écoutes, grâce à son groove retrouvé (certains morceaux datent des années 80) et à la clarté de son son.
Joe Satriani continue donc son petit bonhomme de chemin, sans trop chercher bousculer son public (lépisode de 200 l’a refroidi semble t’il). Certains seront peut-être deçus de cette absence de risque, mais force est de constater que
Satch reste le meilleur dès qu’ils s’agit de faire chanter sa guitare.