Lorsque
Phil Anselmo le leader de
Pantera décide de faire un side-project de heavy metal, ça donne
Superjoint Ritual. Créé en 1992 en Louisiane, ce combo est composé de membres qui pour la plupart jouent dans d'autres groupes et qui n'ont plus à faire leurs preuves. On note ainsi la présence de
Jimmy Bower, un ancien de
Corrosion of Conformity et de
Down, l’autre side-project de sieur
Anselmo.
A l'origine, le groupe s'appelait "Gut", mais il a été renommé juste avant la sortie du premier album.
Superjoint Ritual, avec un nom aussi pourri, ne fit longtemps que de simples concerts, jusqu'en 2002 où le CD "
Use Once And Destroy" sortit sur
Sanctuary Records. Cet album, qui se vendit à 2.500 exemplaires, reflète de nombreuses influences, parmi lesquelles
Black Flag,
Righteous Pigs,
Celtic Frost, ou encore
Voivod. Dans la foulée, le 28 juin 2002 pour être précis, le groupe sort une vidéo : "
Deep Ellum Live" qui n'est autre que le live d'un concert qui a eu lieu à
Dallas.
Un an après "
Use Once And Destroy", un excellent deuxième album sort, intitulé "
A Lethal Dose Of American Hatred". Malgré ce titre ambigu qui pourrait sembler provocateur, ne vous méprenez pas :
Phil le pro-américain s’en prend violemment à tous ceux qui osent critiquer les USA (spéciale cacedéci à la France et l’Allemagne pour le conflit en Irak…). Avec ses tendances hardcore et thrash, cet album sans compromis n'a presque rien à voir avec le premier CD. Se vendant à plus de 20.000 exemplaires lors de sa première semaine aux Etats-Unis, il scelle définitivement le sort de
Pantera,
Phil Anselmo se concentrant désormais à 100% sur l’avenir de
Superjoint Ritual. En août 2003, en vue de promouvoir ce second opus, le groupe part en tournée avec des valeurs montantes telles que les
Strapping Young Lad ou encore
Full Blown Chaos.
Bref, SJR, c’est l’histoire d’un side-project qui prend une telle importance qu’il finit par condamner le groupe principal auquel appartenait un de ses membres… Autant vous dire que
Vinnie Paul et
Dimebag Darrell, ex-
Pantera, ont très mal pris la chose, et qu’ils se sont lancés dans une vaste croisade anti-
Anselmo, au gré de leurs multiples interviews…
The war is on !