Formés en 1997 à
Detroit, ville on ne peut plus Rock'N'Roll,
The Whites Stripes jouent un rock prenant racine dans un blues épuré. Ce groupe est représenté par sa simplicité, deux musiciens, une guitare et une batterie le plus souvent, le tout enregistré sur un 8 pistes vintage. Un poignée d'accords, une voix plutôt thrash sur certains morceaux, une batterie archi-simple mais efficace, et le tour est joué.
S'affichant comme frère et sœur (mais en réalité ils sont ex mari et femme, «White» est le nom de famille de
Meg), le guitariste-chanteur-pianiste
Jack White et
Meg White (batterie), ont sorti un album homonyme en 1999 puis "
De Stijl" en 2000. Leur son garage rock les a rendus très populaires en 2002, suite à l'album "
White Blood Cells" et l'hymne "
Fell in Love with a Girl". Jusqu'à cet album, ils gardent des inspirations blues et des thèmes originaux et amusants, le tout porté par la guitare de Jack mais surtout rythmé par la batterie de
Meg qui imprime nettement le tempo.
Leur album suivant "
Elephant" (2003) marque leur consécration populaire, l'album salué par le grand public et une partie de la critique, appréciant un heureux retour aux sources du rock (pour ceux qui n'avaient pas suivi le groupe à ses débuts), et leur capacité unique à faire de deux personnes un groupe. Le titre "
Seven Nation Army" est emblématique de cet album où la guitare de Jack laisse moins de place à la batterie que sur les albums précédents. En février 2004, cette chanson a remporté un Grammy pour la meilleure chanson rock. L'album "
Elephant" a lui remporté le prix du meilleur album alternatif.
Il est à noter que pour chacun de leurs 5 albums, aucun ordinateur n'a été impliqué dans la composition, l'enregistrement et le mixage des chansons.
En même temps que leur tournée mondiale commençait en mai 2005,
Jack et
Meg sortent en juin 2005 l'album "
Get behind me Satan", dans lequel 3 chansons sont jouées à la guitare électrique, le reste laissant place aux marimbas, pianos et sonorités acoustiques et exotiques. La critique est mitigée. L'album marque une nouvelle évolution mais il conserve pourtant cette touche unique qui a donné les lettres de noblesse du duo.
Les rythmes de batterie extrêmement basiques de
Meg accompagnent toujours un
Jack White surdoué de la guitare jouant sur des modèles bien moins chers et bien moins évolués que ceux habituellements utilisés par les rock-stars.