On connaissait
Mark Lanegan (ou pas) pour son aventure au sein des
Queens Of The Stone Age, ou encore chez les
Screamin Trees, on le connaît beaucoup moins pour ses albums solo. Pourtant ils existent, six albums sortis depuis 1990. "
Bubblegum", le dernier album en date, bouillon ténébreux composé entre potes, se révèle être une petite merveille rock/blues en cette fin d’année. Ils sont bien là les potes, réunis autour du
Mark Lanegan Band. La liste est longue, mais on pourra entre autre citer l’éternel couple
Josh Homme et le trublion
Nick Oliveri.
PJ Harvey est là bien sûr, les ex-
Guns N' Roses Izzy Stradlin et
Duff McKagan,
Troy Van Leeuwen,
Joey Castillo… Un vrai
Desert Session.
Forcément, avec un tel plateau, différentes influences se font ressentir tout au long des 15 titres de l’album. On ne pourra pas passer à côté de l’influence majeure de l’album, le puissant stoner rock, inculqué avec force au sein des
Queens Of The Stone Age. "
Methamphetamine Blues", ou encore "
Driving Death Valley Blues" en sont les parfaits exemples, la guitare écorcheuse de
Josh Homme se mélangeant diaboliquement bien avec la voix sombre et obscure de
Mark Lanegan. L’ombre de
PJ Harvey trouve ici une place de choix, accompagnant
Lanegan dans des morceaux plus posés, comme la superbe ballade "
Bombed", ou encore "
Come to me". Parfaitement à l’aise sur ces morceaux, on se laisse imaginer qu’une apparition de
Lanegan sur le dernier album de l’anglaise aurait peut être apporté la touche manquante à son album…
On trouvera de tout sur cet étrange album, du blues bien sur, du rock, du très gros rock, mais la révélation ici c’est
Mark Lanegan.
Mark Lanegan et sa voix magique, ténébreuse, chargée de nicotine et de malt à whisky, que certains osent comparer (et ça le fait bien marrer) à
Tom Waits.
Tom Waits ou pas, on s’en fout, ici c’est
Mark Lanegan qui régale et qui nous sert un album à déguster, et surtout à classer dans l’étagère "albums cultes".