Opérant tel un chercheur d’or, à l’affût d’une jolie pépite, j’eus tout récemment l’heureuse surprise de constater qu’étaient restés coincés dans mon tamis trois beaux oiseaux, les
Golden Birds.
Avec "
Carrier", ce trio originaire de Californie vient en effet de pondre une petite merveille de Post-Rock. "Post" car relevant à la fois du Punk pour l’esprit et de la Folk pour l’intimité des mélodies légères et minimalistes, avec une approche rythmique empruntée à l’electro et au
hip-hop indie.
Usant ainsi de samples et de beats enivrants relevés par une basse tourbillonnante ("
Andre The Giant And Cool "Disco" Man"), servis par la voix grisante de
Webster McBride, les
Golden Birds s’avèrent être aussi troublants que n’importe quelle drogue douce. Et quand le batteur
Hrishikesk Hirway se met à accompagner de sa douce voix le chant hypnotique du guitariste, l’extase n’est pas loin : "
Sugarbear" et sa montée harmonique où les deux voix viennent s’entremêler (à partir de 2 :25) vous feront quasiment monter les larmes aux yeux (et je n’exagère pas !)
On pense beaucoup à l’écurie
Saddle Creek à l’écoute de ce premier album, à
Cursive pour les dissonances harmoniques avec lesquelles le trio s’amuse, au "
Digital Ash In A Digital Urn" de
Bright Eyes pour l’association Electro / Folk. Le niveau est très relevé et on ne saurait donc trop vous conseiller de vite vous procurer cette pépite d’or.