“
It’s so hard, hard, hard, it’s so hard…” enchainé à “
Will the ladies send you flowers when you die ?”, franchement, on ne navigue pas en territoires joyeux sur les deux premiers titres du nouvel album de
Neva Dinova. Bon, chacun a le droit de ne pas péter le feu et de l’exprimer mais si on précise que ses complaintes sont faites sur le sacro-saint mode guitare acoustique et voix de velours à la
Chris Martin, voilà de quoi en rebuter plus d’un (même si, tels de modernes Spartacus, certains ici confessent leur amour pour
Coldplay). D’une certaine manière ce disque est pour eux. Pour eux et pour ceux qui aiment presque
Coldplay. Ceux pour qui l’influence
A-Ha/ U2 est vraiment too much sur
X&Y.
Neva Dinova fait certes dans le lyrisme souvent acoustique mais souligne régulièrement le tout par de grosses décharges de guitares saturées (sur le convaincant «
Clouds » aux guitares orageuses) qui évoque le père
Greenwood de
Radiohead sur «
Supercomputer », oui, ici le PC est super, pas OK.
L’ambiance est souvent mélancolique, on passe de «
It’s hard to love you » à «
No one loves me » bonjour l’ambiance, c’est
Parachutes de
Coldplay revisité sur la plupart des balades, gonflant sur «
Squirrels », pas mal sur «
She’s a ghost », la bande à
Martin certes mais débarrassée de sa putasserie, un album pour après-midi calme et pluvieux. Le brumeux «
Someone’s trippin’ » et l’agité «
What you want » évoquent eux un
Sparklehorse du pauvre, sur un album qui manque en général de relief.
Neva Dinova se plait dans une alternance de titres calmes et ensuite plus énergiques mais sans jamais bouleverser si bien qu’à la fin, le titre du disque prend tout son sens. Au risque d’insister, c’est un disque pour fans de
Coldplay qui ne s’assument pas.
Anecdotique mais pas déplaisant.