The Vines, tout le monde ou presque aime. Tout le monde ou presque y trouve son compte. Vers quinze ans en tout cas. Jeans déchirés, cheveux en bataille, voix de j'en m'en branliste en puissance, tout est là. Energie, tubes à gogo, ballades bien foutues, fraicheur, satisfaction du strict nécessaire, tout est là, encore, dans Vision Valley, quatrième album des australiens. Bon, le premier, Highly Evolved était une vraie bonne surprise, ça manquait un peu, cette spontanéité, ce genre d'album où on ne sait pas trop où on met les pieds et ce qui nous attend pour les chansons suivantes. C'était assez imprévisible, spontané, et en plus, franchement bien tanké.
Ouais mais voilà, le problème est que la discographie des aussies se résume au premier album répété quatre fois par la suite, toujours les mêmes ballades, les même chansons bêtes et rageuses, accrocheuses, mais toujours la même rengaine en somme. Et la rage adolescente spontanée et imprévisible de se transformer en une crise d'adolescence qui traine en longueur et qui finit par emmerder un peu tout le monde. Reste toujours l'excentricité de Craig Nicholls qui tient le groupe à bout de voix, nous empéchant de sombrer dans un ennui profond. Maintenant, quand un de leurs albums sort, on se dit "Tiens, il est toujours vivant lui", on hoche la tête niaisement, on tapotte gentiment du pied, on change de cd, on a aussitôt oublié.
Au final, aujourd'hui, tout comme Nicholls semble se branler de tout, tout le monde ou presque se fout de ce qu'ils deviennent, du moins jusqu'au prochain album. |
J'aurais bien aimé, pourtant... C