Avec une quatrième édition en 5 ans, on peut dire que je connais ce que le Pitchfork à Paris réserve. Connu pour être désagréable à parcourir à cause de sa faune de connards bavards, il est normalement toujours la garantie d’avoir des artistes pas encore venus dans la capitale, aussi bien en rock indé qu’en électro. Hélas, cette cuvée 2017 ne s’annonçait pas comme un grand cru et l’achat de places en early bird a été regretté avant finalement d’y trainer les pieds.

Quelles sont les leçons à en tirer ?

Rater la journée The National et s’en taper.

N’ayant pas compris la hype des mecs et appréciant moyennement leur sélec’ du premier jour, on n’a pas regretter de ne pas pouvoir y aller. Dommage que tout le rock était concentré sur cette journée.

Le rap et l’électro, tu as intérêt à aimer.

Des jours 2 et 3 sans guitares, des groupes qui se ressemblent avec un matos ultra limité au DJ + micro. Si tu n’avais pas une tolérance élevée pour ces deux genres, tu te faisais chier.

Sylvan Esso te fera danser.

Armés d’une machine et de sa chanteuse danseuse, Sylvan Esso a réveillé les dehanchés dès le début de soirée de manière inespérée. Bien joué.

BADBADNOTGOOD ne sait pas prioriser.

Pourquoi se passer des morceaux à featurings ? Pourquoi torcher “CS60” à la fin ? Pourquoi cette sélection de morceaux ? Pas le plus mauvais des shows mais clairement le plus frustrant.

Les quadras de RTJ savent ambiancer.

Nettement plus sérieux que lors de leurs précédentes prestations parisiennes au Pitchfork ou à l’Elysée Montmartre, Killer Mike et El-P ont sorti le set énervé que tout le monde attendait.

And the crowd goes… RTJ ! #RTJ #runthejewels #p4kparis

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Avec seulement un EP, tu peux boucler une soirée.

Tommy Genesis, Princess Nokia, The Blaze : mais bordel qui sont ses gens ? On les a vus certes mais est-ce que le festival ne pouvait pas se bouger pour trouver du lourd à la place ? Mention spéciale au jeune Loyle Carner qui lui a assuré sans oublier l’émotion.

Avec ou sans écran pour les cacher, The Blaze c'est chiant. #p4kparis

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Du jazz pour une heure avec Kamasi, tu feras semblant d’aimer.

De la trompette, deux batteurs, du trombone, YOLO quoi. Un concert Mars Voltesque par endroits, quelques longueur mais une expérience qu’on s’attend à voir dans ce festival.

L’électro français sait expérimenter.

Polo & Pan n’est clairement pas le groupe que j’attendais en tête d’affiche mais il faut avouer que leurs jeux de lumières associés à cette sauce The Shoes meets La Femme fait le taf.

L’an prochain, tu attendras avant d’acheter.

Pas de groupe de rock enthousiasmant ou rare, pas de grands noms en haut de l’affiche. Cette édition n’a pas marqué par son line-up et un vrai goût de trop peu finit de marquer l’après festival. Une semaine après, qu’en dire ? Qu’on n’achètera plus jamais de places avant d’avoir l’affiche complète. Où sont les gros noms adoubés habituellement par P4K ? Sûrement en concert à Paris cette rentrée. Comme Rock en Seine cet été, le festival se prend la présence des Grizzly Bear, LCD Soundsystem, Father John Misty et j’en passe.

En vrac, notre sélection de conneries sur le moment.