🎬 Regarde le clip ci-dessus.
GWAR fait ce qu’ils ont toujours fait : du grand guignol, du sang factice, et des politiciens démembrés sur scène. Sauf qu’en 2025, charcuter Donald Trump et Elon Musk devant un public en délire au Riot Fest de Chicago, ça ne fait plus rire tout le monde. Résultat : menaces de mort. Bienvenue en Amérique.
Des vidéos du show ont circulé, alimentant une vague de condamnations dans les cercles MAGA — avec accusations d’incitation à la violence à la clé. LibsOfTikTok, figure incontournable de l’outrage conservateur, a publiquement déclaré :
Performers at Riot Fest in Chicago, Illinois, simulated the bloody disemboweling of President Trump on stage while people cheered.
This is incitement. They know exactly what they’re doing.
Democrats can’t help themselves. They love promoting violence. pic.twitter.com/XHrxM7RucQ
— Libs of TikTok (@libsoftiktok) September 22, 2025
« Performers at Riot Fest in Chicago, Illinois, simulated the bloody dismembering of President Trump on stage while people cheered. » (Instagram)
Le chanteur Blöthar n’a pas fait dans la dentelle pour répondre. Face aux menaces, il a sorti la carte constitutionnelle :
« This is the country where we’re supposed to be able to do that. »
Le guitariste Mike Derks, lui, a résumé la situation avec une lucidité bien sentie : GWAR pratique la satire depuis des décennies. Des politiciens, des dictateurs, des célébrités — tout le monde y passe. C’est le concept. C’est le show. C’est le droit.
Et c’est là tout le paradoxe : le problème avec l’extrême droite, c’est que la liberté d’expression est à sens unique — le leur. Quand c’est GWAR qui éviscère un président en carton-pâte sur scène, c’est une menace. Quand c’est eux qui hurlent à la mort sur les réseaux, c’est de la « vraie » liberté d’expression. Cherchez l’erreur.
GWAR continue sa tournée. Avec ou sans la bénédiction des gens qui ont décidé que l’humour, ça ne les concernait plus.
