Après un premier jour assez mitigé et caniculaire, les flammes de Boulbi reprennent avec une journée pleine de rock, de rap, de vieilles gloires et de vieux briscards.

Un australien n’a pas peur du soleil.

Wolfmother, je ne les avais pas écoutés depuis leur premier album. 3 mecs sur scène et pourtant, ça remuait. Stockdale est du genre à faire le show, à courir dans tous les sens en gardant la note et le clou du spectacle c’est une putain de guitare à deux manches. Tous les morceaux nous sont revenus en tête une fois joués : “Dimensions”, “Joker & The Thief” avec bien sûr “Woman” pour finir le set. Du lourd pour commencer la journée.

Jamais vu un tel monde sur la scène de la Cascade pour les Casseurs Flowters. J’aime bien Orelsan en solo mais le délire du buddy movie musical m’a très vite gonflé sur album.  En pleine canicule, les 2 potes se renvoient la balle en allant même jusqu’à reprendre “Ils sont cools” issus du Chant des Sirènes. Un moment sympa, assez similaire à Damian Marley vu la veille : on se marre, c’est divertissant mais on a oublié la totalité une fois terminé.

EMO et Global Grove

Cette année Rock en Seine s’est mis en tête de faire plaisir aux fans d’emo et Bring Me The Horizon en est une preuve supplémentaire après Edward Sharpe, Sum 41 ou Temper Trap. Malgré une méconnaissance de leurs chansons, je dois avouer avoir apprécié le set avec un public de cramés dédié à leur cause.

Le genre musical de la Femme est décrit comme “Global Groove / World”. Suite à un éclat de rire proche de la syncope, nous avons réussi à nous rendre au cœur de l’épicentre de la pop hexagonale. Deuxième prestation sur la même scène en 2 ans et je dois vous avouer que l’ivresse de l’alcool et quelques rencontres pendant le set m’ont fait complètement oublié leur concert. A part ce moment où ils ont parlé de mycose et agiter un gode. Heureusement Culturebox est là pour me rappeler en vidéo qu’Indochine a hélas fait des petits. C’est peut-être grâce à ce genre d’instruments qu’on fait du Global Groove. L7 était VENERE comme sa réputation le sous-entendait. Avec des hymnes rock plus beuglés que chantés, c’était le moment où les guitares crachaient le plus et mine de rien, ça nous avait manqué.

“Cette chanson, c’est pour les vrais” – La Femme.

Une prog’ approuvée par JCVD.

Changement de style avec Temper Trap. Un groupe à minettes ? Sûrement. Les australiens ont débarqué avec une scène Pression Live blindax. Cet endroit où le réseau téléphonique ne capte pas est devenu le théâtre de câlins un peu différents de ceux initiés par Slaves la veille. Dans un week-end où les températures étaient infernales, les corps se sont rapprochés lors d’un show convenu où les morceaux te demandent de claquer des mains et de faire les backs sur les refrains. Pas indispensable mais mignon. Et oui, je ne suis pas allé à Sigur Ros sur la pression sociale. Mais les éclairages étaient très jolis.

Deux salles, deux ambiances : passer de Temper Trap à Massive Attack, c’est un grand écart impossible à faire au Macumba. Du genre à craquer votre pantalon, même si vous vous appelez Jean-Claude Van Damme. Des balades gentillettes, on passe au trip-hop sombre bénéficiant d’un light show aussi réussi que glauque. Vision critique de l’actu, gros plan photo sur des visages de mecs cools comme Vladimir Poutine, on est dans une ambiance similaire à Portishead vu ici même il y a 2 ans. Les chanteurs changent régulièrement selon les feats mais c’est Horace Andy qui reste là pendant quasiment la moitié du concert. Le groupe attend la fin pour balancer “Angel” et “Unfinished Sympathy”, leurs deux tubes peu de temps après avoir présenté l’invité du jour : Tricky. Une belle perf esthétique et sonore qui manquait parfois d’énergie pour une fin de journée très variée mais qui manquait d’unité dans la programmation.