Votre mot de passe vous sera envoyé.
Dans un week-end où l’hydratation était primordiale, le dimanche était LA journée tant attendue. Dommage que Soulwax et surtout Peaches étaient programmés en même temps que les Foals.

Adolescence programmée.

On connait les Editors pour être des sous Interpol. Ce qui fait que notre venue à leur concert a été difficilement passionné. On a surtout retenu que leur tube dont on ne se souvient pas du nom. Chaque année, ReS nous balance le souvenir de ton adolescence. Après Offspring en 2015, Sum 41 en 2016. Un groupe que je n’ai jamais écouté, ayant déjà pris de justesse le virage Blink 182 avant sa sortie de route. Un autre show vu de loin donc, le sourire en coin avant de bien se placer pour aller voir Ghinzu.

Billy Idol à la guitare, Michel Gondry à la batterie, Ghinzu a gagné le jeu des sosies. Ils ont aussi remporté le jeu du meilleur concert avec un show rodé et habité. On a très vite oublié les 7 ans d’absence qui nous séparaient des concerts vus à Werchter et Pukkelpop et nous attendons très très patiemment leur nouveau disque à paraître le 15 Janvier. A savoir dans 4 mois.

Des poulains en pleine bourre.

Le problème de la programmation du dimanche, c’est les chevauchements. Regarder de loin la dernière chanson de Ghinzu pour ne pas rater le début d’Iggy Pop, c’est un arbitrage compliqué. On entend donc le dernier couplet de “I Wanna Be Your Dog” avant d’assister à un live très rock ne mettant plus en avant les 2 premiers solos comme on avait pu le voir sur la tournée Post Pop Depression. On vous renvoie au long report de ce jour de mai pour vous dire à quel point le temps n’a pas de prise sur Iggy. Plaisir d’entendre ici des morceaux des Stooges et de retrouver encore “Repo Man”, “Lust For Life” ou “Nightclubbing”.

Les Foals, ce n’est pas toujours la garantie d’avoir un Yannis juste. L’autre inquiétude était peut-être lié à l’ampleur du groupe pour assumer une tête d’affiche et une clôture. Pourtant titre après titre,  ils ont démontré une assurance, un show sans failles, un orage sonique et un chant au top. Une belle place faite au premier album, avec une dédicace aux gens présents aux premiers shows parisiens à la Flèche d’Or, la Maroquinerie. Preuve que le lien entre Paris et les anglais n’est définitivement plus à prouver avec en plus un set qui se place directement dans le top 3 du week-end.

 

Sur la faim…

Quelques reproches pour finir. Si les 3 éditions précédentes étaient excellentes avec une sélection de groupes alternant grosses écuries parfois rares à Paris et des petites scènes bien fournies, les journées 1 et 2 n’étaient pas incontournables. Où étaient les King Gizzard, Savages, Local Natives, Fidlar, Warpaint, At The Drive-In, Battles ou même Father John Misty ? Les meilleurs concerts de rock en salle n’étaient pas cette année à Boulogne et c’est bien dommage. Les têtes d’affiches ont su délivrer des shows de qualité mais manquaient d’ampleur pour vraiment remplir la fosse de la Grande Scène. Après une édition plaisante mais non renversante, on attend le festival à son niveau habituel l’an prochain.