Remarque, une fois j’me suis couché à minuit dix ! Bonjour comment j’étais fatigué après !

Cette citation du chef-d’oeuvre cinématographique La Tour Montparnasse Infernale donne une bien belle illustration de The Midnight Sons. Le trio Bukowski avait sur Amazing Grace une image donnant habilement dans le viril et l’efficace. Bro, You Save Me…, Shaggy Dog Story, Share My Sacrifice et Pillbox étaient des tueries, des enchainements de riffs puant le houblon et le pur malt.

Sur The Midnight Sons, il y en a des riffs. Trop. Une quinzaine de chansons s’enchaine sans qu’on ne puisse y déceler un vrai morceau qui se démarque par son avenance et sa brutalité à la fois. Les instruments ne font qu’envoyer des lettres à la poste en ayant coché l’option énergique. La sauce n’est pourtant pas loin de prendre avec Carnivorous ou Slugs and Bats, jusqu’à ce que l’empilement nous fasse bailler. On n’enchaine pas autant de morceaux en se disant que ça poutrera assez et que la supercherie passera inaperçue. C’est ce qu’on appelle du spam.
S’il faut aborder le sujet de ce qui fait office de tube, The Midnight Son, on se contentera des mots plat, anecdotique et surtout Backstreet Boys. Une association qui fait d’autant plus peur vu que l’on a affaire à une entité nommée après un écrivain farouche.

Ces fils se couchent-ils chaque soir à minuit en pensant tenter le diable ? Peut-être qu’Eric & Ramzy acquiesceraient. Mais là on est sur VisualMusic et on le dit, ça n’a rien de bien exaltant.