Maintenant que [team]T-bow[/team] nous a quitté pour le monde des couches extra absorbantes et [team]Marku[/team] pour celui des donjons S-M gay avignonnais, nous pouvons le dire : Black Bomb A, c’est nul. Un groupe de hardcore vaguement metal sans aucune subtilité dont le duo de chanteur est totalement exaspérant et qui est auteur de [url=http://www.dailymotion.com/video/x8yuuh_black-bomb-a-beds-are-burning_music]la pire reprise de l’histoire du metal[url].

Nous nous garderons pourtant de chier plus longuement sur ce groupe pour deux raisons : D’abord, dix ans d’activisme dans un milieu aussi tumultueux que celui du hardcore français, ça se respecte. Et surtout, parce que le dernier album en date, Enemies of the state est pas mal du tout.

Déjà, Djag est parti faire des vocalises ailleurs pour laisser place à Shaun Davidson dont la tessiture est bien plus proche de celle de Poun. Enfin, on peut écouter un titre de Black Bomb A sans être irrité par une association de voix aussi complémentaire l’attelage Bernard Kouchner – Rama Yade au Ministère des Affaires Etrangères. On ne sait si c’est lié au remaniement de line up, mais Enemies of the state est agressif comme il faut, faisant part belle aux rythmiques nerveuses et aux gueulantes (Telling me lies). Sur de nombreux aspects, l’album rappelle le St Anger de Metallica pour le meilleur (un son rugueux, des riffs rentre-dedans, pas de soli / branlette) et le pire (un manque flagrant d’imagination et de concision).

Côté bon moments, la présence (hélas intermittente) d’un groove rappelant Suicidal Tendancies (No way, Take control) et quelques mosh part épiques (Enemies of state). Malheureusement, on peut déplorer que certains morceaux semblent n’être là que pour remplir (Destruction) et que malgré un discours hyper offensif, Black Bomb A reste en terrain balisé, ne s’aventurant jamais (à un Hell on earth près) au-delà du carcan rigoriste thrash metal / hardcore. Dommage.

Pas mal donc pour un groupe dont nous n’attendions pas grand-chose. Même si c’est loin d’être parfait, cela nous suffit pour nous pousser à jeter un oeil à leurs concerts, chose qu’aucun de leurs albums auparavant n’avait réussi à faire.