Coaster, dernier album en date de NOFX, nous avait surpris et bien plu. Voir un groupe (certes mythique) ayant autant roulé sa bosse sortir un album aussi varié et tranchant tenant du petit miracle. Pas de bol pour les californiens, le miracle ne s’est pas reproduit. Au début, on se laisse séduire par la bien drôle 72 hookers, I believe in Goddess pleine d’aplomb et She didn’t lose her baby dont les paroles ont beaucoup touché l’auteur de cette chronique. Mais rapidement on se rend compte de l’absolue fainéantise de Self Entitled : des plans entendus mille fois, des thèmes maintes fois rabâché ou en retard de trente ans (Ronnie & Mags), et surtout un manque flagrant d’enthousiasme.

Malgré l’évident foutage de gueule que représente cet album, la bouteille et le talent de NOFX font que le résultat n’est pas complètement pourri. Il est même plutôt écoutable, si on n’a pas écouté un album de punk rock ces vingt dernières années.

Va falloir que Fat Mike et sa bande arrête de radoter se remuent sérieusement s’ils ne veulent pas qu’on les expédie à la maison de retraite plus vite que prévu.