Alala, Darkness Dynamite… Tout un programme. Le look ultra travaillé et cliché, les interviews hallucinantes, les liens avec hilarants Betraying The Martyr, le premier album de myspace-core sans âme, le vrai-faux enregistrement chez Ross Robinson… Tout ce qui a attrait au groupe se classe entre la performance humoristique et le happening surréaliste. Après 3 ans de silence radio, les parisiens se reviennent avec un nouvel album, ‘Under the painted sky‘. Alors, enterrement définitif ou début d’une nouvelle aventure ?

L’écoute de ‘Under the painted sky‘ révèle un groupe aux références multiples et appliqué techniquement, bien moins tape à l’oeil que ce que leurs look et interviews laissent supposer. On sent une jolie dominante du hard rock 70’s sur le très sympathique ‘Vipers of a greater cold‘; un coté thrash pointe sur ‘On cloud 9‘ dont la ligne mélodique fait très Metallica. La plupart des influences sont plus modernes et visiblement, Darkness Dynamite n’a pas cherché le moins du monde à les cacher : ‘Dead Ends‘ sonne comme du Norma Jean, ‘Illuminations‘ aurait pu figurer sur le très poussif ‘Koi No Yokan‘. ‘White Retina‘ fait penser à du Finch en plus chaotique, tandis que le morceau ‘Under the painted sky‘ évoque un Lamb of God apaisé. Qu’on ne se méprenne pas : la plupart de ces chansons sont bonnes voire très bonnes. Il est néanmoins dommage qu’elles aient si peu de personnalité.

Les autres morceaux sont moins marqués et contiennent d’excellentes parties, malheureusement gâchées par des compositions brouillonnes. On pense notamment à ‘Give them ropes‘ et son excellente intro, à ‘I’m seeking at six‘ ou au pourtant prometteur ‘Silent waif of careless streets‘. ‘Breathe‘ s’en sort très bien néanmoins, comparé à d’autres titres typé metalcore classiques et peu imaginatif (‘Antz‘, ‘Vanish Gravity‘)

Au-delà des réserves légitimes que l’on peut avoir sur l’image et le comportement des bonhommes, Darkness Dynamite est un groupe de bons musiciens qui tient largement la route. Très propre techniquement, capables de remarquables fulgurances, il lui manque quand même quelque chose d’essentiel pour nous convaincre : de l’originalité. On n’en veut pas aux parisiens de piquer des plans à des pointures qu’ils apprécient surement sincèrement, mais cela donne un coté patchwork décousu (haha) et pas très assumé. Dommage, surtout qu’on sent à l’écoute de ‘Under the painted sky‘ que le groupe est capable de faire quelque chose de solide.