En Octobre 2002, Snapcase nous sortait le grand jeu avec ‘End Transmission‘, chef-d’oeuvre en matière de Hardcore, où le groupe originaire de Buffalo affichait clairement son envie d’évoluer vers un son plus noisy, moins metal. De ces sessions d’enregistrements subsistaient plusieurs morceaux que Snapcase n’avait pas jugé bon à l’époque d’incorporer à l’album, celui-ci ne devant pas être trop long. Et si aujourd’hui le groupe, de son propre aveu, aurait tendance à regretter que certains titres ne se trouvent pas en lieu et place d’autres pressés sur ‘End Transmission‘, ‘Bright Flashes‘ permet d’y remédier, ce qui doit bien réjouir le groupe, son label Victory et ses fans. Et histoire de combler totalement le bonheur de ces derniers, l’album est agréémenté de 4 reprises et 3 remixes.

C’est Bill Snow qui remixe ‘Believe/Revolt‘, titre où il s’est juste contenté d’ajouter ici-et-là beats, boucles et samples, ce qui a pour effet de rendre le moreau plus envoûtant, grâce à une basse et des beats ensorcellants, même si la patte Snapcase y est pour beaucoup. Les 2 autres remixes sont beaucoup plus osés: l’un d’eux est réalisé par Frank Vicario, guitariste de Snapcase et l’autre par Corey Kilduff de The Rise. Osés car sur ces 2 titres, seule la partie voix a été conservée, le reste ayant été entièrement retouché.
Même si on apprécie davantage le second pour son aspet plus Big Beat (Chemical Brothers, Fat Boy Slim), le premier reste intéressant car sa tonalité électronique se marrie plutôt bien avec le chant particulier de Daryl Tabeski. Saluos donc le talent du guitariste, qui prouve ainsi ses qualiés de songwriter.

En ce qui concerne les reprises, les 4 sont remarquables. A chaque fois, les gars de Snapcase réussissent à se mettre à la place des musiciens, essayant avec succès de restituer le son de chaque groupe (la surprenante reprise ‘Mountain Song‘ de Jane’s Addiction est là pour s’en convaincre, Tabeski rendant un superbe hommage à Perry Farrel en l’imitant à merveille). De même, la reprise du ‘Blacktop‘ de Helmet est bluffante, Snapcase étant aussi carré et puissant que le fût la bande à Page Hamilton. Quant aux 2 reprises de Devo, plus que des reprises, ce sont des hymnes punk que Snapcase réinterprète guitares entre les dents, donnant à l’auditeur une folle envie de se replonger dans la discographie de Devo.

Du reste de l’album, c’est-à-dire les 5 titres datant d’Octobre 2002, on retiendra surtout le nerveux ‘Skeptic‘, ‘New Academy‘ dont la construction toute en creshendo n’ aurait pas du tout fait tâche sur ‘End Transmission‘ et ‘Depth Of Field‘ ou comment se rendre compte en 2 minutes et 10 secondes de tout le talent vocal de Daryl Tabeski.

Bright Flashes‘ est recommandé surtout à ceux dont ‘End Transmission‘ est devenu le disque de chevet, ce disque leur permettant d’attendre tranquillement la prochaine ‘véritable’ livraison du groupe.
Pour les autres (vous avez donc lu toute ma chronique, ce qui est bon signe…), vous pouvez toujours vous procurer le chef d’oeuvre- je le dis et je le répète- qu’est ‘End Transmission‘.