C’est directement aux Deftones que l’on pense durant les 40 premières secondes de ‘Conscience‘, petite bombe à retardement du très bon premier maxi de Fedup. Tout droits venus de Toulouse, membres fondateurs du collectif toulousain Entreshock, Fed Up tape effectivement dans les bon son, tant techniquement qu’artistiquement.

Les six membres du groupe jouent avec les contrasts: lignes mélodiques régulièrement entrecoupées de passages brutaux et chants, que l’on doit à Mathieu, hurlé presqu’agonisant (j’ai un peu mal à la gorge pour lui d’ailleurs) contre un autre chanté, plus fluide. Pas de doutes, Fedup mérite bien son étiquette presque fédératrice de métal emo (ajouter screamo ?): on pense aussi parfois à Thursday ou Glassjaw ce qui n’est pas rien. Sans oublier les guitares, heavy ou acoustiques (‘Losin’ Grip On Me‘), de Gillian et Fabien qui jonglent habilement entre riffs heavy et mélodies plus calmes. Tout cela sans compter la présence d’Axel aux machines qui ajoutera une ambiance aérienne, voire planante ne serait-ce que le temps des refrains de ‘Mal Dans L’Âme‘, qui n’avait pourtant rien de paisible au vu de la double pédale durant son introduction.

En gros, un album qui ne peine à aucun moment à tourner dans une chaîne hi-fi, grâce à des compos réussies et entrainantes, une production largement satisfaisante. Bref que demander de plus sinon que ‘vite Fedup, pondez nous un album!’…