Il faut bien l’avouer, on n’attendait plus rien de Papa Roach. A l’origine, l’une des (nombreuses) têtes du néo métal classé MTV, puis enflammé en tant que sous-merde commerciale par à peu près tout le monde, les voilà avec un troisième opus, ‘Getting Away With Murder‘ qui sera la petite surprise de la rentrée.

I will forgive but I won’t forget and I hope you know you’ve lost my respect‘ sont les premiers termes crachés par Coby Dick. Une réponse comme une autre face à l’accueil de ‘Lovehatetragedy‘ par la critique et le public. Car il est vrai que Coby en a pris plein la gueule ces derniers temps et a passé son temps à faire profil bas (en même temps, il aurait pu choisir un autre nom que celui de Jacoby Shaddix…). Eh monsieur Dick, relève la tête, souris. Ton album, il est plutôt bien, si si. Passées les premières secondes de l’album, les mélodies s’avèrent être accrocheuses, avec une multitude de tubes potentiels. Papa Roach a su tirer des leçons de son précédent effort en donnant à ses chansons plus de caractère, de rage. Les guitares sont plus agressives, la batterie semble être sur le point d’exploser à chaque accélération et une grande mention à la basse de ‘Getting Away With Murder‘. Quant au chant, même si on est loin du temps de ‘Infest‘, Coby se fait plaisir en hurlant (‘Not Listening‘ qui rappelle ‘Last Resort‘) à tout va et même à chanter (dans la quand même insupportable ‘Scars‘ et dans la très rock n’ roll ‘Be Free‘). Evidemment, ‘Getting Away With Murder‘ est ce qu’il est : un album sans prétention sinon qu’être tubesque et de faire bouger les djeuns, ce qui est plutôt réussi.

On oublie alors le pseudo punk rock rempli de ‘Yeah‘ de ‘Lovehatetragedy‘ et on se dit qu’en fin de compte, on est plutôt ravi pour Papa Roach qui se sauve la face. Il faut croire qu’il reste quelques cafards qui gigotent encore dans ce tas de néo-métal mort, et c’est peut-être pas plus mal.