Vous aimez Hatebreed ? Si c’est le cas, cette chronique risque de vous intéresser, sinon, vous pouvez passer votre chemin. En effet, Born From Pain est groupe de tough guys venus des Pays Bas, et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur musique ne manque pas de puissance. ‘In Love With The End‘, leur troisième LP, sort en ce mois d’avril chez Metal Blade, et à une époque où ce style cartonne comme jamais, Born From Pain a tout pour devenir une nouvelle référence auprès du grand public !

Vous l’aurez deviné, BFP joue du NY hardcore-métal, et là, il faut faire attention, car ça n’a strictement rien à voir avec le métalcore aux influences scandinaves. Non, le hardcore-métal est beaucoup plus in your face et fait beaucoup plus appel aux mosh parts, vous savez ces moments où on bouge bêtement la tête de haut en bas en prenant une voix gutturale.

L’album démarre par un riff simple mais qui fait déjà figure d’hymne… Le ton est directement donné : Born From Pain est là pour envoyer sévère ! Pendant 34 minutes, BFP nous propose donc son métal méchamment burné, et grosse surprise, les 10 titres passent comme une lettre à la poste ! Jamais le niveau ne faiblit, ce qui constitue une performance de choix dans ce style d’habitude si monotone. Alors, c’est sûr que certains titres comme ‘New Hate‘, ‘Rise or Die‘ ou ‘Suicide Nations‘ sortent du lot, mais l’ensemble est tellement cohérent qu’on ne peut en aucun cas parler de remplissage. Le son est massif, et l’influence d’Hatebreed est à nouveau flagrante : Tue Madsen (l’un des grands producteurs du moment) est parvenu à donner une intensité live à ce disque, chose qui est loin d’être aisée (par exemple, Bob Rock n’y est jamais parvenu, quoi qu’il en dise). Quelques tonalités de guitare rappellent également le Slayer de 2001 : je pense tout particulièrement aux intros de ‘Kill It Tonight‘, ‘Fear This World‘ et ‘Hour Of The Wolf‘, et là encore, c’est du costaud !

Les riffs constituent le gros point fort de ce disque : malgré leur apparente simplicité, ils mêlent à merveille le côté lourd du hardcore avec le rythme d’exécution infernal du thrash… Au chant, Che Snelting possède un timbre incroyablement proche de celui de Jamey Jasta (autant dire que ça le fait méchamment), et comme si ça ne suffisait pas, il est appuyé par des choeurs bien virils sur la plupart des refrains. Ce derniers sont d’une redoutable efficacité, et à l’écoute de ce disque, on se dit qu’on tient quelques hymnes pour le live… Bref, vous l’aurez compris, ce disque n’est pas fait pour les fillettes.

Born From Pain nous prouve donc avec ce disque qu’on peut sortir une vraie tuerie en ne cherchant pas l’originalité : le groupe hollandais maîtrise complètement sa musique, et les structures des morceaux sont des exemples d’efficacité. Idéal pour se lâcher le soir après une sale journée, ‘In Love With The End‘ est un disque de hardcore-métal bourrin, intense et super bien produit. On l’écoute en boucle sans peine, et peu importe si on ne retient pas un morceau en particulier : c’est tout simplement l’un des meilleurs skeuds du genre, à ranger entre les derniers Cataract et Hatebreed.