Le dernier album de My Chemical Romance commence comme une ballade. Puis, tout à coup, tout vole en éclats. ‘Helena‘ se mue alors en une chanson Punk-rock tout ce qu’il y a de plus énergique. Oh, ça on l’a déjà entendu quelque part… Tout est là, le coeur sur le refrain, la voix juste et énorme de l’ami Gérard (si si, il a pas choisi), et la première chanson de l’album ‘Three Cheers For Sweet Revenge‘, qu’on pourrait traduire par ‘trois youpis pour une gentille revanche’ (outch), nous montre le ton de l’album. On va avoir droit pendant trente-neufs minutes et treize chansons à de l’Emo-Core tout ce qu’il y a de plus correct, mais, comme l’auront peut-être déjà deviné certains, sans grande originalité ni grandes innovations. ‘Give’Em Hell Kid‘ dont l’intro est franchement pénible remonte par la suite par la pêche du chanteur, qui porte les morceaux à bout de bras, et aux jolis Bends du guitariste. Le truc étant qu’à la fin de chaque morceau, ça finit à peu près pareil, les guitares se font de plus en plus présentes et concluent en fanfare le morceau, et ce n’est pas ‘To The End‘ qui démentira ça.

Un des atouts de groupe tient dans ses inspirations, autant musicales que vestimentaires, allez, citons A Fire Inside et The Misfits (entre autres), et vous aurez compris que l’ami Gérard aime le maquillage. Ce qui n’est en rien préjudiciable à sa musique. ‘You Know What They Do Guy‘ est une sympathique ballade Emo-punk, avec toujours la voix généreuse de l’ami vous savez qui pour accompagner le tout. Puis place au hit en puissance, au titre qu’on voit à la télé en ce moment (même sur M6 Rock, c’est pour dire !), ‘I’m Not OK‘, et là, je l’avoue, c’est la mini claque. Le morceau n’est pas vraiment différent des autres, mais il a ce petit je ne sais quoi (peut-être l’effet ‘vu plusieurs fois à la télé’), qui fait de lui LE titre de l’album, avec son joli petit solo destroy au milieu, bref, conventionnel, surtout avec le petit passage a capella (non, pas la chanteuse), conventionnel donc, mais franchement efficace.

Cinq titres déjà, et bizarrement, toujours pas l’envie de stopper le cd, malgré le manque flagrant d’originalité. ‘The Ghost Of You‘ s’impose comme une jolie chanson pop, assez lente, plutôt sympathique, avec, Of Course, un petit passage en guitare Clean, avec chant grave en guise d’accompagnement, oui, sympathique est le mot juste.

On repart, après un interlude pas piqué des hannetons (j’avais promis de la caser, désolé), dans la plus pure tradition Emo-core, avec ‘Thank You For The Venom‘, débauche d’énergie de 3min41, avec encore et toujours, un super solo de gratte pile au milieu, mais là, c’est franchement bien orchestré. Puis, plus rien de spécial à développer jusqu’à la fin de l’album, conclu par ‘I Never Told You What I Do For A Living‘, cent pour cent émo, et qui est sans problème l’un des bons titres de cet album.

Le problème majeur avec cet album, c’est que rien ne semble à jeter. L’ensemble est compact, plutôt cohérent, et tout se ressemble plus ou moins. Rien d’original, si ce n’est que Gégé, nous parle de vampires, cimetières, et autres joyeusetés Fantomatiques, ce qui change, il est vrai, des habituels ‘Will I Miss You ?‘. Ceci dit, en voulant se frotter à ses illustres prédécesseurs que sont A Fire Inside et The Misfits, on pourra dire, au moins pour le premier, qu’ils sont peut-être plus variés, et qu’on souhaite tout de même à My Chemical Romance d’avoir le même succès, et surtout la même longévité qu’eux, sans pour autant forcément passer sur MTV.