Agents of Man est un groupe de métalcore, et oui encore un. Après un EP qui avait fait parler en 2001, les voilà signés chez Century Media, et en ce début d’été 2005 sort leur premier album, ‘Count Your Blessings‘.

Autant commencer par ce qui déçoit : le chant. George possède un timbre néo-métal nasillard absolument insupportable, qui lorgne du côté des Lostprophets (‘Blood Money‘), la classe en moins. Dans les passages plus coreux, il s’égosille comme Tom Araya de Slayer (‘Without A Trace‘), mais il manque tellement de puissance que c’en est presque comique…

La guitare est plutôt bonne, avec des passages old school (‘No Tomorrow‘) et quelques rares soli dignes de Kirk Hammett (‘Repercussion‘). Puisqu’on parle de Metallica, et bien il faut que vous sachiez que le son de certains riffs fait penser à ‘St. Anger‘ (‘Without A Trace‘). D’autres passages plus pêchus nous renvoient directement à la scène hardcore new-yorkaise (‘Consequence‘) ainsi qu’à Killswitch Engage, mais l’album pêche par ses refrains vraiment trop soft et ses compos ultra-formatées. Un peu comme Caliban, Agents of Man a sabordé son skeud tout ça pour être plus accessible. A quoi bon, vu qu’ils ne passeront jamais sur NRJ ou Europe 2…

Autant être honnête, ce groupe n’a aucune personnalité, et une fois le disque sorti de la platine, on n’en retient rien, si ce n’est deux passages acoustiques originaux mais pas forcément transcendants (‘Without A Trace‘ et ‘Be My Savior‘). Un disque ne se compose pas en piquant des trucs à droite à gauche, et apparemment, Agents of Man ne l’a pas encore compris. Le métalcore se bouffe vraiment trop la queue, et donc, à force d’entendre toujours la même chose, on finit par vraiment saturer. Next !