on le savait depuis longtemps maintenant, kagerou fait partie de la tranche des groupes Hyperactifs. Un album par an depuis 2003, le quatrième donc en ce milieu d’année 2006, et pas le moins mauvais. Surement le meilleur même.

Kurohata puisque c’est le nom de ce nouvel album, s’ouvre sur la pop de Lilly, à l’arrière goût de Koi Uta, mélange de pop et de rock, frais et enthousiaste. Destiné probablement à devenir un des hymnes du groupe japonais. on ne pouvait réver meilleur début pour cet album. Puis, c’est le rock déjanté et emballé de Baita no yutsu qui prend le relai et hausse le tempo d’un ton. Rythmique bien rock’n’roll, presque inhabituelle jusque là pour le groupe, qui montre encore une fois qu’il sait s’approprier à merveille tous les genres liés au rock. Plus loin, c’est le punk rock de Shitsuren toiu na no mujou et son solo limite hard rock qui vient encore une fois faire monter la pression d’un cran.

On sent le groupe prêt à renouer avec les anciens morceaux du type Yubikiri, sur Aka no kyoshuku par exemple. Le groupe ne renie pas les montées métal, rappelant parfois l’album Rakushu, avec les morceaux Zetyou spice et Setsudan shittyoushou.

Côté single, les deux sortis avant l’album sont ici présents, le tonitruant Tonarimachi no Kanojo, que le public français avait eu la primeur d’entendre deux mois avant sa sortie en France lors du concert au Trabendo, et, en guise de cloture de l’album, le morceau le plus calme, Kusatta ummi obareka ketaru boku wo sukuttekureta kimi (euhm), et son pré refrain porté par la rythmique exemplaire de Shizumi.

kagerou signe donc un album tout en nuance, allant de la pop, au rock’n’roll, ou métal, tout en réussissant à bâtir une cohérence sonore au long des treize pistes qui compose ce qui peut être qualifié comme le meilleur album du groupe à ce jour, dans la veine du précédent, Gurou Shoku. comme le dis le vieux proverbe japonais, kagerou, c’est bon, mangez en, plein même. kagerou c’est tout bonnement la classe à l’état pur.