Que dire de plus que ce fabuleux chapeau ? Tout et rien. Sublime album de Deftones, ‘White Pony‘ est le plus élaboré et le plus mystique de tous. Les tracks s’enchainent et ne se ressemblent pas, instaurant des ambiances calmes suivies de chansons très fortes d’émotions (‘Change‘, ‘Pink Maggit‘ ).

Tout commence par un riff somptueux ‘Feiticera‘ et c’est au tour de Chino Moreno d’user de sa voix d’or. Ils l’utilise somptueusement bien et peut passer des aigus pour accompagner la guitare aux graves sans broncher. Les musiques s’enchainent donc dans une continuité logique, comme si Deftones savait en composant l’album qu’après telle track, il nous fallait une track de cette sorte. Aucune rupture trop violente ou en désaccord avec le reste, l’album a été fignolé pour permettre une écoute linéaire, sans être choqué par quelconque silence.
La deuxieme track, digital bath nous plonge dans cette atmosphèque qui va perdurer avec ‘Passenger‘ et autres ‘Teenager‘. Entre temps, on aura le plaisir d’écouter Chino s’égosiller la voix, accompagné de Abe (batterie), Chi Stephen (table de mixage) et Frank (cordes).

Chacun a trouvé sa place dans le groupe et tout semble merveilleusement coordonné pour finalement réussir à donner une richesse aux pistes.
L’un des chansons les plus excitantes étant surement ‘Passenger‘, qui donne envie de se poser dans un squat, avec peu de lumière, et de tripper, tout seul, dans son coin, ou accompagné d’un(e) ami(e). Tout coule de source, rien ne choque, tout berce, rien ne réveille, même pas les chansons qui bougent le plus. Si, ca bouge, ca pogote dans nos têtes, mais a tout de même l’impression de flotter, les mélodies étant ce qu’elles sont. Un cd à écouter partout, dans sa caisse, dans son salon, dans son walkman, partout mais à un bon volume, pas trop fort, ni trop bas. Deftones, c’est un peu le radiohead du métal, un truc élaboré, qui est arrivé à maturation après le célèbre ‘Bored‘ ( parallelement à ‘Creep‘), et qui sort des chansons comme Change.