Let It Die, sortit début 2004, installait déjà la charmante Feist dans les premiers rangs des réussites Pop-Folk, et laissait augurer du meilleur pour la jeune canadienne. Il aura fallut attendre trois années pour que voit le jour son réel successeur (Un recueuil de remixes etant sortit début 2006), nommé The Reminder.

Bizarrement, ça commence comme Let It Die. ‘So Sorry’, Guitare, voix, tambourin discret, n’est pas sans rappeler ‘Gatekeeper’. Vient ensuite ‘I Feel It All’. Filiation possible avec ‘Mushaboom’. L’auditeur n’est donc pas surpris, et finalement, ce début d’album se place dans la contiunuité directe de Let It Die. Première surprise avec le premier single, ‘My Moon My Man’, et son piano hypnotique, son refrain entrainant et sa voix parfaite. Tube en puissance.

L’album met la voix de la chanteuse en avant, et ce n’est pas plus mal. On retrouve évidemment au fil des treize perles de l’album nombre de titres intimistes et toujours justes. La voix traîne parfois durant l’album, accompagnant les mélodies les plus lentes, comme une ballade presque mélancolique ponctuée d’éclaircis furtives. Le rendu est très bon.

‘Sea Lion Woman’, aux accents Gospel vient nous rappeler que Feist aime surprendre et parfois être là où ne l’attend pas. Perle Pop-rock à la Broken Social Scene, ‘Past In Present’ rapelle les accointances avec le groupe mentionné.

Parfois étonnant du fait des directions empruntées par son auteur, The Reminder parvient toutefois à former un ensemble plutôt harmonieux et plus que crédible, et fait de la magnifique Feist une des grandes de la pop-folk.