The Cure sait écrire des tubes comme personne. Même de leur période 80’s chiatique à souhait sort quelques morceaux qui resteront un moment … Et puis, inutile de dire que ce groupe influence encore aujourd’hui toute une bande de groupes « wanabee » Robert Smithesque sans talents et sans réel intérêt. Le sens de la mélodie est inné chez eux, et même si leur discographie est assez inégale, le sens de l’écriture a toujours été présent.

Nouvel album en cette fin d’année sur fond de crise, eux ils ne la connaissent visiblement pas. Les morceaux s’enchainent les uns après les autres, un peu facilement parfois, et donnent une première partie d’ album sans aucune surprise, dans la continuité de l’éponyme sorti en 2004. Pour tout avouer, je me suis même carrément fais chier à l’écoute des quatre premières pistes, où seule ‘Freakshow’ réveille un peu l’auditeur.

Un retour aux racines rock sur quelques morceaux plutôt réussis ‘Switch’, ‘Sleep when i’m dead’, ou ‘It’s Over’, ces titres se trouvant en fin d’album. Car si ce ‘4:13 Dream‘ peine à décoller en début d’album, il le fait à la première écoute très bien sur les trois dernières pistes, d’une intensité rock puissante ou entêtante sur ‘Scream’. On se lasse tout de même assez rapidement.

Cet album est en fait une semie réussite, où l’on passe de l’insipide au très bon, sans aucune cohérence d’ensemble. Les sursauts plus rock semblants calculés pour réveiller et duper l’auditeur sur la capacité du groupe à prouver qu’ils sont « rock’n’roll ». Mouais, c’est quand même en partie raté les gars. Sentiment mitigé donc après plusieurs écoutes de cet album en montagnes russes, alternant le chiatique et la grande classe. Du The Cure nouveau quoi, loin des sommets du passé, et encore loin de la retraite. Restera à piocher tout de même trois quatre morceaux à bazarder en douce dans l’i-pod.