Deftones ✖︎ Splendid ✖︎ Lille

vm5
Par
7 min. de lecture

« Le Splendid ? ‘Tain mais ça va être un truc de ouf. » Voilà les mots qui ont dù sortir de ma bouche le jour où j’ai appris la nouvelle de ce concert des Deftones dins ch’Nord. Pour vous situer, le Splendid, c’est l’une des plus petites salles de Lille, c’est en fait un ancien cinéma de quartier transformé en salle de concert et imaginer la bande de Sacramento là-bas, c’était juste énorme. Retour sur cette soirée garantie sans attouchements d’enfants !

Gros moment roots de la soirée, le passage aux toilettes juste avant le concert, parce que patauger dans la pisse (et sûrement quelques bouts de caca) n’a pas de prix et que le public, majoritairement trentenaire, avait sûrement besoin de ça pour avoir l’impression d’avoir à nouveau 20 ans et des partiels à foirer le lendemain matin.
Mais il est déjà temps de pénètrer dans la salle, de s’approcher de la scène pour les photos et de constater qu’à son habitude, Chino a fait installer sa petite estrade, un tremplin perso pour qu’on puisse bien le voir bien pousser ses cris du fond du slip (surtout que c’est un Calvin Klein que l’on pourra apprécier tout le concert). Après les avoir vus à Paris Bercy en 2002 et à l’Aéronef de Lille en 2006, je n’ai pu constater qu’une chose, c’est que le groupe était capable de passer dans des salles de moindre mesure au fil des années, non par manque de succès (coucou KoRn) mais limite pour le plaisir, ainsi le passage de 2006 en était le parfait exemple avec une salle de taille convenable (l’Aéronef) mais qui n’était pas non plus un Zénith et ce, à un moment où ils n’avaient rien sorti comme album. Une tournée pour la forme ? Pas courant mais la grande classe pour les fans !
Ce soir, on les attend d’autant plus que Chino a perdu beaucoup de poids alors que Chi Cheng est toujours aux abonnés absents. Néanmoins, le bassiste peut compter sur ses potes qui auront eu la bonne idée de demander aux invités et à la presse de verser 5€ pour sa fondation (oneloveforchi), outre les allusions et morceaux qui lui seront dédiés toute la soirée.
Mais, ça y est, le concert commence et ça commence fort, à coup de « Rocket Skates« , « Around The Fur« , « Lhabia » ou encore « My Own Summer (Shove it)« , preuve que le groupe est toujours d’attaque, d’ailleurs, on ne peut décidément pas accuser la bande de Sacramento de se ménager. Chino saute dans tous les sens, Stephen se sert toujours de sa tête comme d’un bilboquet, Abe cogne avec efficacité, bien que largement caché par sa batterie, quant à Sergio Vega avec sa gueule de boxeur, il semble prendre pas mal de plaisir aussi, même s’il ne tente pas le coup de la toupie avec sa basse comme le faisait si bien Chi. En dehors de ça DJ Delgado est aussi de la partie mais j’avoue que ne l’ayant vu que le temps de faire mes photos, je ne peux pas vous dire si sa prestation a oscillé entre la plante et la moule.
Au pire, on ne lui en voudra pas car avouons que le public n’aura pas forcément été des plus remuants (hormis quelques pogos dans les premiers rangs pour sauver l’honneur). J’ai moi-même participé à cet « impressionnant » mouvement de foule dans un coin de la salle aux abords de la scène, et voir Chino de très près m’a véritablement calmé pour penser tout le concert « bordel, ça envoie sévère ! » Chino et ses compères nous en mettent plein la tête et semblent d’ailleurs y prendre un vrai plaisir. Il faut dire qu’ils font la part belle aux premiers skeuds et White Pony là où l’éponyme se fait bien discret avec un tout petit « Minerva« . Titre qui servira d’ailleurs de conclusion à un ventre mou du concert où Chino cède le montrage de calbute sur estrade pour la gratte. Certains de mes accompagneurs d’un soir l’ayant qualifié de chanteur de cathédrale sur « Sextape » ou encore « Risk« , tirés du pourtant très bon dernier skeud, on constatera d’ailleurs via la setlist que ce ventre mou est le fait d’un enchainement direct de titres tirés du dernier album (de « Diamond Eyes » à « Risk« ). Reste que le groupe aura eu le mérite de nous offrir toutes ses facettes, que l’on apprécie ou non certaines de celles-ci, surtout que ces quelques titres plus calmes auront été contrebalancés par des « Dai The Flu » ou « Lotion » dantesques !

Et si le groupe nous lâche un « Back To School » qui décrasse les tympans avant le rappel, cette dernière partie dédiée à Adrenaline finira d’atomiser le public avec un combo croix, croix, carré, triangle, comprendre « Birthmark« , « Engine n°9« , « Root » et « 7 Words« . De quoi combler ces vieux trentenaires blasés qui ne manqueront pas, ce soir-là, de ressortir de la salle avec un énorme sentiment de satisfaction, même deux ; celui d’avoir assisté à cette énorme date prouvant que les Deftones sont toujours un groupe majeur et le fait de ne pas avoir de partiels de merde le lendemain matin.

Je tiens à dire un grand GRAND merci à Romain, Amael, Marie pour leur aide sur ce concert, qui aura conclu cette année 2010 de la plus belle des manières !

Setlist du soir
Rocket skates,
Around the fur,
Lhabia,
My own summer (shove it),
Digital bath,
Feiticiera,
Korea,
Diamond eyes,
Royal,
You’ve seen the butcher,
Prince,
Sextape,
Risk,
Dai the flu,
Lotion,
Minerva,
Passenger,
Change (In the house of flies),
Back to school (Mini maggit)

Birthmark,
Engine n°9,
Root,
7 words

Taggué :
Partager cet article