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Après un carton remarqué aux dernières Transmusicales de Rennes, Birth of Joy impose son rock psyché dans nos contrées. Un deuxième album, Songs of Birth of Joy, est à défendre et le trio hollandais n’est pas là pour faire les choses à moitié. De souvenir, on n’a pas vu la Péniche aussi remontée depuis un bail et on n’a pas demandé notre reste avec 1h30 de set au compteur. Généreux et carrément survolté, ils ont une maîtrise et une efficacité assez déroutante avec seulement deux albums au compteur. Kevin Stunnenberg tient sa scène en bon showman en respectant un à un le cahier des charges du chanteur des seventies : chemise en velours ouverte, cheveux dans la gueule et pantalon troué aux genoux. Le tout sans oublier d’haranguer la foule pour des chœurs, de se frotter à la fosse ou de tricoter son manche avec des solos de foufou. On attendra une dizaine de morceaux avant d’apercevoir la tête du clavier, bien trop occupé à remplir l’espace sonore avec ses deux mains qui bougent comme 4. Enfin, on ne peut pas passer sous silence la brute épaisse qui leur sert de batteur aussi à l’aise dans le registre bluesy que lorsqu’il faut tout fracasser. C’est bien connu, les power trio sont de plus en plus rares : il faut assurer derrière et vous n’avez pas une minute de répit. Pourtant, jamais on n’a senti le groupe en difficulté. C’est même tout le contraire au vu de leur facilité à jongler avec les différents ponts et breaks improvisés gonflant la durée des morceaux régulièrement au-dessus des 10 minutes.

Les mauvaises langues diront que pour un groupe de reprises des Doors, les Birth of Joy prennent pas mal de libertés et qu’on ne reconnaît plus trop les chansons. Ce serait oublié la patate, la sympathie et la diversité des compos que peuvent apporter nos voisins des Flandres qui vont bien plus loin qu’une simple ressemblance vocale avec un certain Jim Morrison… Des mecs à la cool, carrément rock’n’roll qu’il faut surveiller de près et qu’on risque de voir souvent passer cet été en Europe dans des terres envahis par d’ivres festivaliers. En attendant, vous pourrez les retrouver à Nîmes, Toulouse, Dunkerque et Paris dans les mois à venir.

Une grosse cacedédi à Modulor.