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Comme à chaque printemps la Defense, haut lieu de la finance et du consumérisme parisien a fendu l’armure pour laisser un peu d’espace au festival Chorus des Hauts de Seine sur son parvis. J’ai longtemps boudé ce rendez-vous pourtant à deux pas de chez moi en raison de sa programmation familio-franco-mainstream mais force est de constater que les choses évoluent depuis quelques années et que le festival constitue désormais une bonne mise en jambes avant la saison estivale. Après un premier test l’année dernière, je me suis lancée pour plusieurs sets !

Pour bien commencer Griefjoy dont j’avais apprécié quelques écoutes de l’album fin 2013. Le groupe débarque dans la salle « Circus » assez petite et très chaleureuse avec sa structure en bois. Outre la partie déco, le groupe amène tout de suite une grosse patate et une envie d’en découdre assez impressionnante quand on sait qu’il est 19h et que la salle est à moitié vide. Les morceaux sont pêchus, ça fonctionne bien mais au bout de 30 minutes, il est temps de se dire au revoir. Dommage ça méritait plus, on se quitte avec joie et tristesse.

Je passe ensuite à la partie belge qui n’est pas pour me déplaire ! Cela commence avec Paon, nouveau venu sur cette scène qui joue dans les mêmes conditions que Griefjoy. Emergence de plusieurs groupes belges (the Tellers, Lucy Lucy,…), Paon propose un rock assez classique sans que cela soit péjoratif. On a plutôt à faire à la bonne valeur sûre de début de festival, comme Hollywood porn stars en son époque. Quelques mélodies rentrent bien en tête comme My luck is gone et Shive over me. A suivre dans les prochains mois avec un album !

Je continue sur la vague belge avec BRNS. Je pensais qu’ils deviendraient grands il y a presque 2 ans et à les voir sur la grande scène avec un public chaud bouillant qui les attend, je me dis que j’ai eu du pif. Comme d’habitude, le groupe montre de quoi il était capable avec Void d’entrée de jeu pour donner un aperçu de l’album à venir. La Défense se met à trembler, les chœurs sont hurlés et nous, électrisés !

Le lendemain les petits jeunots de We are match ne déméritent pas mais n’emballent guère. Une bonne énergie globalement mais un set un peu répétitif pousse à l’ennui. On préfère largement le passage de Nosfell quelques heures plus tard. Accompagné de 2 musiciens, il installe une ambiance intimiste malgré la taille et la froideur du chapiteau. Il y joue entre autres quelques nouveaux morceaux de son album « Amour massif » toujours avec quelques envolées qui foutent la chair de poule entre puissance et sensibilité.

En attendant la suite, je passe la tête du côté du Circus pour voir ALB dans sa nouvelle configuration et j’avais oublié à quel point c’était cool. Des problèmes techniques en pagaille mais le duo s’en sort haut la main avec un super son de batterie. Whispers in the moonlight, la chanson « ah mais c’est eux la chanson de la pub, mais si tu sais bien ! » passe impeccablement.

Mais la bombe de ce samedi, c’est Zombie Zombie. Il y a tellement de basses que mes dents claquent, un handicap que je n’avais pas soupçonné pour faire des photos. Le set est ultra rapide, seulement 4 morceaux mais un son très lourd et une bonne dose de transe. Un peu pénible de devoir s’arrêter aussi vite encore une fois et surtout de ne pas finir par ce somment lorsqu’on sait ce qui nous attend derrière avec Klaxons.

Et oui Klaxons, le groupe le plus mal looké de la planète mais pas que. Ça démarre pourtant plutôt bien avec Atlantis to interzone qui rappelle que Klaxons était assez cool il y a 5-6 ans mais lun problème technique qui pousse le groupe à repartir, annonce le drame qui va suivre. Le public reste en forme et receptif mais… POURQUOI ? Est-ce la mort de Quentin Elias qui les pousse à danser au son d’un nouveau boys band ? De mon côté, direction le bar et le stand à pizza pour patienter avant un rapide nettoyage du conduit auditif lors du DJ set de The Shoes.

J’ai fait l’impasse sur des choix douteux comme Babyshambles et Skip the use parce que je n’avais pas mérité ça mais je suis aussi passé à côté de groupes sympas comme Sarah W Patson. Au final, on peut dire que les programmateurs du Chorus sont quand même sur une bonne voie et devraient continuer ainsi pour les prochaines éditions. Et bravo pour les gobelets de bières empilables qui permettent d’en porter 6 d’un coup !