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LES PHOTOS DU CONCERT : c’est là !

La fonte des glaces étant achevée, je peux de nouveau prétendre à voyager en Allemagne, du nord. L’hiver fut long, un peu trop long à mon goût, je cherche donc le premier concert venu, susceptible d’accélérer le processus noble et ô combien agréable qu’on appelle Printemps, avec une majuscule, s’il vous plait. J’ouvre donc mon gougeuloscope, je tape « fraîcheur, mais pas trop », «tonus et vitalité pour tous », et bien sûr, « rock & roll ».

The Hives, Pier 2 Brême. Bien joué Google ! Ces mecs là viennent de Suède, tu ne pouvais pas faire mieux pour le rayon fraîcheur. On va se cailler.

Comme d’habitude, on se perd à Brême. Brême est de ces villes où quoi qu’on fasse, peu importe la bonne ou mauvaise volonté qu’on ait mit à sortir les cartes des itinéraires Plan A et Plan B (en cas de pépins) sur ViaMichelin.fr, on s’y perd. Ce n’est d’ailleurs qu’une fois bien perdu dans Brême qu’on se rend compte qu’on tourne depuis une bonne demi heure autour du lieu convoité, et qu’il serait temps d’arrêter les conneries si on ne veux pas rater tout le concert.

Les conneries étant terminées, ont arrive juste à temps pour avoir un aperçus de la première partie, assurée par le groupe D4. D4 donne l’impression d’hésiter entre Pearl Jam et Bon Jovie, compromis difficile on en conviendra, et résultats forcément mitigé. On passera donc gentiment cet exercice laborieux, en attendant l’arrivée de The Hives.

The Hives, pour le look, c’est un peu comme si le temps s’était arrêté dans les 50’s, comme si le monde entier était resté accroché à Chuck Berry, voire pire, aux Chaussettes Noires. The Hives renfilent le costard blanc / chemise noire / cravate blanche avec plaisir, et envoient les tatannes bien laquées, surplombées de guêtres dont on avait presque oublié le nom. C’est en grandes pompes qu’ils reçoivent, sinon rien.

Tous ceux qui ont un jour écouté un disque de The Hives le savent. The Hives jouent vite, très vite, trop vite. Les morceaux ne dépassent guère les 2 minutes, les plus long s’étirant difficilement au delà de la barre fatidique des 3 minutes. Et malheureusement, en concert, ça ne s’arrange pas. On ne pourra pas reprocher à Howlin’ Pelle Anquist, le chanteur, ni même à tout le groupe de manquer d’énergie. Au contraire, de l’énergie ils en ont, et ils en donnent, à grands coups de Pelle (haha). Mais quand le groupe se tire au bout d’une heure et dix minutes, après un seul et unique rappel, on se dit qu’ils auraient peut être du prendre leur temps, qu’après tout, la terre n’allait pas exploser subitement pour cause de disparition Papale. C’est d’autant plus dommage que quand tout va trop vite comme ça, on n’a pas le temps de souffler entre deux morceaux que le prochain part aussitôt. Et comme The Hives ne fait pas dans la diversité, on a rapidement l’impression désagréable d’entendre toujours le même morceau.

Le concert aurait également pu être bien meilleur et plaisant si les ingénieurs sons n’avaient pas décidé de se venger de leur surdité précoce sur le public. Le son était fort, trop fort, et la configuration sonore de la salle n’arrangeait rien, transformant les cris de Pelle en millions de petites pointes d’acier venant éclater les oreilles des derniers survivants. Mes tympans s’en souviennent, non sans mal.

On ne pourra pas non plus tout reprocher à The Hives, leur code vestimentaire délirant concordant parfaitement à leur jeux de scène et à l’ambiance générale, ni même à la qualité de leur prestation, plus que satisfaisante. On pourra juste dénoter cet empressement incompréhensible à terminer le concert, et peut être aussi cette attitude gentiment arrogante un peu contradictoire avec les textes. Enfin…Ils en ont quand même dans le smoking !