Et si la lose, c’était laisser passer son quart d’heure de gloire ?
Depuis 2000, il n’a pas dû y avoir beaucoup de semaines sans que, volontairement ou pas, on entende « [i]Bohemian like you[/i] ». Pubs, films, reportages, bande-annonces, partout, partout… [b]Capitol[/b] a vu une machine à dollars est pleine formation et en attendant l’album de la consécration a ressorti le tubesque single « [i]Get Off[/i] ». Pubs, films, reportages, bande-annonces… 2003 arrive et les Dandy Warhols présentent leur nouveau disque : « The Dandy Warhols are sound« . Pas assez tubesque pour [b]Capitol[/b] qui commande un nouveau mixage. Rebaptisé « Welcome to the monkey house« , l’album est excellent. Mais le groupe ne l’aime pas. S’en suit une série de concerts assez foireux, proche de l’amateurisme en première partie de David Bowie et un single pourtant taillé dans l’or qui ne cartonne pas. Un groupe en roue libre probablement noyé dans la fumée de son herbe mexicaine. [b]Capitol[/b] boude, le groupe boude et on n’entend pas un bout de ce disque à la radio. Au même moment ou presque sort [b]Dig [/b]dans lequel [b]Anton Newcombe[/b], pourtant lui aussi bien vendu, ridiculise le carriérisme du groupe et c’en est fini. Les puristes et critiques se dirigent vers The Brian Jonestown Massacre, [b]Capitol[/b] ne file plus un dollar à ces grands cons de Dandy Warhols qui depuis cherchent à se racheter une crédibilité en publiant des albums auto-satisfaits anti-commerciaux, mais pas trop, on ne sait jamais. Dernière chance : le groupe va sortir son [b]Welcome to the Monkey House Naked[/b] cet été. Trop vendus ou trop intègres, sûrement un peu des deux. En attendant, on entend toujours [i]Bohemian like you[/i] partout…
Visual Losers’ Summer, acte 04
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