Visual Losers’ Summer, acte 03

vm5
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Le succès est un plat qui se joue froid. On leur avait encore jamais faite.
Comment décrire ce troisième album de Coldplay à la façon Des chiffres et des lettres ? Hummm six lettres : mièvre. La première écoute de cet album des anglais fut, pour ma part, un véritable calvaire. Et ça n’a pas changé quelques années après. Les titres s’enchainent avec une facilité trop déconcertante, et la gravité aperçue sur Parachutes et A rush of blood to the head semble s’être évaporée au profit de morceaux faussement émotifs, à mille lieux d’un [i] »Don’t Panic »[/i] , d’un [i] »In My Place »[/i] ou d’un [i] »The Scientist »[/i]. Tout ça pour dire qu’avec cet album, Coldplay franchit la route séparant les salles de concert des stades.

Le principal souci dans cet album est, selon moi, la tendance à la surenchère mélodique et d’accompagnement musicaux autour des idées de bases. Beaucoup plus orchestré que ses prédécesseurs, ça sonne bien propre, mais le groupe s’éloigne de la pop un peu mélancolique qui lui avait tant réussit auparavant, et signe avec ce X & Y la genèse logique du dernier album en date Viva la vida.

Coldplay pèche donc par son orientation clairement thunes et grand public, avec des chansons taillées pour les salles de plus de 10.000 places et les stades. On peut pas leur en vouloir pour ça peut être, mais cet album manque cruellement de sincérité, et ça, c’est plutôt ballot. Bref, aujourd’hui ils sortent des clips déguisés en révolutionnaires et s’éloignent de plus en plus des compositions qui ont fait d’eux ce pourquoi on les aimait bien avant. Et d’après wikipedia [b]Chris Martin[/b] est élu en 2005 végétarien le plus sexy avant de refuser de goûter en 2009 du saucisson en public en Russie, ce qui est pourtant une coutume locale, provocant ainsi l’annulation de leur concert à Moscou. Comme quoi le plus intéressant n’est plus dans leurs albums.

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