Pas de septième single

vm5
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Les énaurmes Arctic Monkeys ont bouclé leur tournée mondiale le 15 novembre à Rio, mettant ainsi un point final à la promo marathon de « AM« . Petit documentaire dans la suite pour célébrer leur belle année.
[b]3 Albums :[/b] [b]Limb – Limb[/b]

Certainement mon coup de cœur de cette année, Limb parvient en un peu plus d’une demi-heure à nous démontrer que le concept de doom catchy est réaliste, mais aussi foutrement efficace. Avec Vathek en maître de cérémonie, ça promet de twerker* jusqu’au plus profond des enfers.

[b]LUX – EZ3kiel[/b]

Sorti début novembre, le “LUX” d’EZ3kiel est venu illuminer la fin de l’année. Par cet album, le groupe revient avec une dynamique rock sans pour autant renoncer à la profondeur qui lui est propre. Un incontournable de 2014 qui promet de très beaux lives, tant sonores que visuels.

[b]Time To Die – Electric Wizard[/b]

A force de teaser le retour du son de “Dopethrone” et “Come My Fanatics…” en se vantant du retour de [b]Mark Greening[/b], ce qui devait arriver arriva : beaucoup ont été déçus et le [b]Mark[/b] s’est fait virer juste après la fin de l’enregistrement.
Reste que si l’album n’est pas aussi dégueulasse que certains l’aimeraient, il reste quand même sacrément putride. Le Sorcier n’avait pas menti, sa dernière livraison suinte la haine par tous les pores et on constate bel et bien un climat plus oppressant que sur les derniers opus. On se réjouit donc de la direction prise et on range la galette parmi les meilleurs albums du Wizard.

[b]3 Chansons :[/b] [b]Tumbleweave – Black Moth[/b]

Classe, heaviness et humour. Voilà comment on pourrait résumer le titre qui ouvre “Condemned To Hope”, le deuxième album de Black Moth. Un riff aussi heavy qu’entrainant qui fera même tortiller les culs des plus réticents et une belle performance de la chanteuse [b]Harriet Bevan[/b] qui déclame avec classe et le plus grand naturel des paroles telles que « [i]Your eyes say rock ‘n’ roll, but your breath says pepperoni, baby, you’re the one for me[/i] ».

[b]Rabbits Foot – Turbowolf[/b]

Leur album sort en avril prochain et pourtant Turbowolf a réussi à squatter 2014 avec deux titres, l’un en avril et l’autre début novembre.
Ces deux premiers aperçus du nouveau son du groupe nous laissent croire que le loup motorisé aurait un peu déposé les armes. Moins de guerre, plus d’amour, mais tellement d’amour… « [i]Rabbits Foot[/i] » en dégouline. Un groove incroyable et un refrain qui viens se graver au plus rpofond de ton cerveau pour ne plus jamais le quitter. Si vous cliquez sur play, prévoyez de recommencer au moins deux ou trois fois.

[b]Hoboreaper – Limb[/b]

“[i]La complainte de Clodo Faucheuse[/i]” (en VF) n’est pas à proprement parler un nouveau titre puisqu’il était déjà sorti sur EP l’an dernier. Si on en parle, c’est qu’il est inclus dans le remarquable premier album de Gurt « Horrendosaurus« .
Cette chansonnette conte l’histoire de la Faucheuse, tombée en déchéance du fait de l’augmentation de la durée de vie liée à notre société moderne. Heureusement, tout se termine bien pour elle puisqu’elle obtient le droit de collecter les morts en avance. La morale étant ainsi : quand Clodo Faucheuse viendra faire la quête dans ta rame de métro, et ce dans un état d’ébriété avancé, ne sois pas pingre et accorde lui une pièce, sinon gare à toi !
Passées ces considérations narratives, « [i]Hoboreaper[/i] » est surtout une belle pièce de lourdeur festive, particulièrement appréciable en live grâce à une seconde partie qui permettra aux petits comme aux grands de reprendre tous en cœur le fameux « [i]Hyyaaaayaaayaaa ! Oooohoo ! Hyaaaayaa ! Ooohoohoohoohoohoohoo ![/i] ».

[b]Le reste :[/b] [b]Lives :[/b] L’année 2014, comme les précédentes et je l’espère les suivantes, aura été riche en lives et je n’aurais pas le temps de m’appesantir sur chacun d’entre eux alors pour faire court je parlerais des deux surprises de l’année.

Monster Magnet au Hellfest, dont je n’attendais rien d’autre qu’un concert de promo du nouvel album et qui a livré un set parfait tant du point de vue de la performance que de la setlist.

Brody Dalle, qu’on croyait tous terminée depuis ses nombreuses déclarations à la « [i]je suis mère maintenant, j’ai fini de crier[/i] », et qui s’est bien démentie par une tournée solo où elle a repris tous les tubes des Distillers de la façon la plus sale qui soit. Sa prestation à Rock en Seine a même pour moi éclipsé celle, un peu trop sage, de son mari sur la grande scène. Bref, on dira ce qu’on veut de ses derniers albums mais on conseille aux fans des Distillers déçus par Spinnerette de ne pas rater les prochaines prestations live de la dame.

[b]DVD :[/b] Oui, DVD. Honnêtement, les DVD live c’est chiant. On les regarde une fois mais pas deux, parce que l’idée de rester assis devant la télé deux heures à regarder un concert pour de faux, c’est pas très motivant. Mais le « XV » qui célèbre les quinze ans d’Ufomammut est un peu plus intéressant que cela : grâce au documentaire qui revient sur l’histoire du pachyderme volant, mais aussi au fait que le live enregistré correspond à la setlist du [i]Magickal Mastery Tour[/i] qu’on n’a pas eu la chance de voir passer en France.

[b]Le cas[/b] Royal Blood : Impossible de passer à côté cette année, leur succès était déjà annoncé avant même la sortie de leur premier album. C’était le sujet de 2014, alors autant en parler ici.

Comme à chaque phénomène spontané de ce genre les journalistes tentent d’expliquer la chose. On a donc eu droit à une rafale de « [i]le premier duo basse batterie qui sonne comme un groupe entier[/i] » alors qu’il est plutôt difficile d’oublier Death From Above 1979 vu qu’ils sont enfin revenus cette année avec un deuxième album casseur de culs.
On peut aussi s’étonner de toutes les réactions qui qualifient leur son d’extrêmement novateur quand on se rend bien compte que, comparés aux autres groupes de la scène stoner actuelle, leur son reste très classique.

Pourtant le succès de Royal Blood me réjouit, et peu importe sa cause. Ces mecs ont réussi à faire revenir dans le mainstream certains sons qu’on n’entendait pas en dehors des concerts spécialisés ne serait-ce que l’an dernier. A la fois sexy et heavy. [i]Royal Blood, bringing heaviness to the masses[/i].
Et puis, pour les avoir vus récemment au Point Ephémère grâce à Bring The Noise on peut dire qu’ils savent retransmettre en live tout le groove et la sensualité qu’ils ont sur album.
Tout le monde semble s’accorder pour dire que « [i]c’est cool mais ça durera pas[/i] » et je dois dire que je partage cet avis, mais qui vivra (2015) verra.

Mon top 2014 est terminé, vous pouvez reprendre une activité normale. Je vous souhaite à tous tout le bonheur du monde, et que quelqu’un vous tende la main, que votre soleil éclaircisse l’ombre, qu’il brille d’amour au quotidien. Hail Satan.

* « Twerker » faisant partie des mots caractérisant le mieux 2014, j’avais le devoir moral de le placer ici. Je vous adresse donc mes plus sincères excuses.

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