Année de transition pour ma part, 2015 m’aura rabiboché avec les guitares. Peu de concerts, peu d’albums, peu de chronique, mais que du love.
[b]TOP ALBUMS[/b]
The Body & Thou — « Released From Love / You, Whom I Have Always Hated«
La dernière fois que tu as été aussi bouleversé, c’était quand tu t’es rendu compte que ta vie n’avait aucun semblant de sens. Leur cover du « [i]Terrible Lie[/i] » de Nine Inch Nails m’a fait saigner du nez.
Enablers — « The Rightful Pivot«
Les Californiens continuent de nous soulever comme des feuilles mortes en agissant comme si la laideur et la médiocrité n’avaient jamais fait partie de ce monde. Le morceau « [i]Went Right[/i] » est la plus belle chose qui m’ait été donné d’écouter depuis, pffff, au moins 10 ans.
The Internet — « Ego Death«
Lauréat du prix du nom de groupe le plus chiant à googler (loin devant Metz, Chiens ou Pneu), The Internet a néanmoins sorti un disque exceptionnel qui devrait être enseigné dans toutes les bonnes écoles de R&B.
And So I Watch You From Afar — « [i]People Not Sleeping[/i] »
Même la plus maléfique des puissances obscurantistes n’est capable de résister aux sirènes de l’enjaillement maximal proposé par le gang turbo-post-rock-zouk irlandais, qui bénéficie toujours d’un capital sympathie illimité.
METZ — « [i]The Swimmer[/i] »
Bon, du coup, le rock, il est mort ou pas ? Quelqu’un peut m’expliquer ce merdier ?
Blanck Mass — « [i]Dead Format[/i] »
On ne sait plus trop dans quelle(s) sphère(s) navigue Blanck Mass (alias la moitié de Fuck Buttons). Indus ? Noise ? Drone ? Disco ? Une chose est sûre : quand le titre s’arrête, l’existence n’est que vide, silence et ère glaciaire.
[b]LIVE[/b]
J’en ai vu beaucoup trop. Fonce les voir s’ils passent près de chez toi : Enablers (j’aurais aimé que leur concert montpelliérain au [b]Black Sheep[/b] dure une éternité), Extra-Tourist, Satan, Tapetronic, Raein, Michel Anoia, The Choolers, Karcavul, Dan Deacon, Colombey, Weedeater, D’ de Kabal, Kvelertak, Sordide, Lodges, La Colonie de Vacances (encore et toujours) et tant d’autres que j’oublie.
Bonus — fonce les voir s’ils passent près de chez toi, mais fais gaffe quand même : Death in June.
La volte-face des profanes qui découvrent le vrai visage de [b]Jesse Hughes[/b], quelques jours après avoir machinalement exposé la pochette de « Peace Love Death Metal » sur les réseaux sociaux. Heureusement que ces horreurs n’ont pas eu lieu au cours d’un concert de Death in June ou Alkpote, vous auriez eu l’air cons avec « Rose Clouds of Holocaust » ou « Sucez-moi avant l’album » en photo de profil.
Bonus : il est possible de faire la distinction entre « l’œuvre artistique » et « l’œuvre idéologique » d’un artiste.
