Dernier concert de l’année 2016 me concernant, j’avais décidé d’aller voir les australiens d’Airbourne à l’Aéronef où je ne m’étais pas rendu depuis un moment. De plus, j’avais vu venir le concert soldout tant la date semblait circuler sur Facebook et là, banco, concert complet à moins de deux semaines de Noël, autant vous dire que ça sentait le sapin pour pas mal de personnes restées sur le carreau. Les boules. Jeu de mots post-Noël validé !

Powerage.

Airbourne, j’avais eu l’occasion de découvrir lors de leur premier album “Runnin’ Wild” datant déjà de 2007 ! Impossible de ne pas faire de parallèle avec les grands frères AC/DC dont la discographie semble même avoir  inspiré leurs propres albums (jusqu’au duck walk d’Angus Young repris plu tard dans le concert). Alors, on ne dissertera pas sur ce point, néanmoins, cela garantissait un show bien rock n’roll. De ce point, je ne serai pas déçu mais avant de voir débouler les quatre gugusses, j’ai loupé Leogun mais j’ai tout de même assisté au show des autres australiens du soir, Palace Of The King, une belle petite formation pas dégueu qui ne tranchait pas avec la tête d’affiche et a permis de chauffer la salle comme il fallait.
Et alors que j’étais sur le côté de la scène avec les collègues photographes, j’entends des mots qui, d’habitude, ne s’associent pas ; “douche” ? “Bière” ? Comment ? Si je savais que le frontman Joel O’Keefe a pour tradition d’arroser les premiers rangs d’un arrosage en bonne et due forme ? C’est-à-dire ? Ha ! Il pète une cannette sur sa tête et en fait profiter tout le monde ? Non, je ne savais pas. Bon, j’avoue avoir loupé ma photo, je faisais partie de la seconde vague de photographes et j’ai donc misérablement shooté ma photo douche de loin. Oui, ça arrive. Bref !

En tout cas, on comprend très vite que le groupe est déjà chaud bouillant et le public tout autant ! Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir eu deux groupes en première partie mais concernant le public, on ne va pas se mentir, un si gros public de métalleux, en groupe là comme ça (1000 – 1200 personnes quand l’Aéro est complet), c’est comme entasser des gremlins dans un cinéma. Ils ne vont pas se contenter de regarder le petit film tout tranquilles. Non, il veulent participer alors ça slamme, ça pogote DI-RECT. On a beau être lundi, personne ne s’économise ! Sur scène, tout pareil, Jack O’Keefe arpente la scène en courant de gauche à droite, d’avant en arrière avec les chœurs de ses collègues, on sent bien que c’est le concert de la grosse patate, le mec est déjà suintant (sueur ? Bière ? Les deux, j’en sais rien). De toute façon, quand un groupe aligne des murs d’ampli comme des légos dans une classe de maternelle, tu sais que ça va pas faire dans la dentelle, Airbourne attaque en mode bulldozer et claque direct son incontournable tube “Too Much, Too Young, Too Fast” ou encore son dernier gros single “Rivalry”.

Vous, bières ? Vous, bières ?

De mon côté, j’avoue avoir pris un peu de hauteur en me rendant au niveau du balcon, et il y faisait aussi chaud que dans la fosse. Une fosse en fusion avec des petits circle pits improvisés, des musiciens qui ne se ménagent toujours pas. Pas de blabla, juste du riff à coups de grosses watts dedans ta tête. Le tout est donc mené tambour battant, les seuls moments de répit viendront de la distribution de bière à la moité de la salle. Bon, j’abuse un peu mais c’était plutôt fun de voir O’Keefe ouvrir une dizaine de binouzes et de les balancer aux quatre coins de la salle pour que chacun puisse y aller de son coup, balcon compris bien sûr. Seul truc qui m’ait dérangé (lors du début du show d’ailleurs, les champions du monde balançant leurs verres de bière sur scène, j’ai toujours trouvé ça con et je trouve ça toujours aussi con, sans savoir comment peut réagir un groupe, si l’un des musiciens ne se le mange pas en pleine face).

Le groupe finira son show de 80/90 minutes (si mes souvenirs sont bons) avec un furieux rappel. Et histoire de bien avoir l’attention de chacun, “Live It Up” débutera par l’action manuelle d’une sirène (comme on peut l’entendre chaque premier mercredi du mois pour les plus perspicaces), autant dire que cela participera au caractère urgent de la prestation très rock n’ roll que le quatuor nous aura offerts !

Vous l’aurez compris, pour les amateurs de hard rock, c’était sûrement l’une des dates à ne pas louper, le groupe débordait d’énergie et a assuré sa prestation de bout en bout, je n’en attendais pas moins et pour le coup, personne ne semble avoir été déçu à en voir le air guitar de certains dans les escaliers.

Un grand merci à Olivier pour l’accréditation !

Setlist

  1. Terminator 2 Main Theme
  2. Ready To Rock
  3. Too Much, Too Young, Too Fast
  4. Chewin’ The Fat
  5. Rivalry
  6. Girls In Black
  7. It’s All For Rock’N’Roll
  8. Down On You
  9. Breakin’ Outta Hell
  10. No Way But The Hard Way
  11. Stand Up For Rock’N’Roll
  12. Live It Up
  13. Runnin’ Wild