Dolores Riposte fait partie de la foultitude de groupe de punk ayant suivi l’avênement de Guerilla Poubelle, tournant sans relache aux quatre coins de la France, satisfaisant un public ne se limitant plus aux kids. Le trio a une formule pour le moins originale, vu qu’ils jouent une musique sautillante et d’apparence joyeuse, entre pop punk et hardcore mélodique dans la veine d’un Blink-182 burné (Ah, on me signale qu’un dénommé [team]Theghostchild[/team] vient de stopper brutalement la lecture de cette chronique) a contrario de leurs textes pour le moins sombres qui feraient passer Aqme pour de futiles et riants clowns (haha). On est loin des trips scatologiques et pre-pubères des californiens.

Pour leur nouvel album ‘Fatalisme et anorexie sociale‘, les franciliens se sont donnés des conditions d’enregistrement drastiques: 5 jours de studio pour des chansons captées uniquement en prise live. Il en ressort un sentiment d’urgence et un dynamisme salutaire qui compense les carences de l’album. En effet, l’album ne brille pas par la diversité des ambiances, nombre de titres ont un fort relent de déjà entendu, et les compos ont bien du mal à se distinguer les unes des autres. Pourtant, le bilan comptable est plutôt flatteur: 3 tubes imparables (‘Peut-être que ça ira‘, ‘Passer par là‘, ‘Je paye cher‘ avec ses choeurs entêtant), 2 détonateurs prêts à enflammer les fosses (‘Au nom du peuple‘ et ‘Il faut que je respire‘, moins de trois minutes trente à elle deux) et 1 titre qu’on espère entrer dans l’inconscient collectif (‘Veuillez agréer l’expression des mes salutations distinguées‘). Voilà qui est encourageant pour la suite.