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Les inrocks s’enflamment, Pitchfork s’enflamme, la NME s’enflamme, le monde s’enflamme inutilement pour deux filles ennuyeuses (prononcez ‘Telepathy’) et agaçantes qui se cachent sous une musique simpliste et carrément niaise; ponctuée de rythmes pom-pom -toujours les mêmes-, de fusillades mesurées de synthés, de voix pseudo-féminines horriblement mauvaises. J’ai essayé vainement de comprendre pourquoi tant de gens y apportaient de l’intérêt au point de les lécher avec des superlatifs exagérés et de parler d’une révélation psyché-pop de club, d’une nouvelle pépite de la scène de Brooklyn (depuis que MGMT a brandit ses bandeaux néo-babas tout ce qui vient de Brooklyn sera forcément un truc rattaché à ‘psyché’). Sincèrement, on dirait une énorme blague; deux collégiennes qui s’emmerdent un mercredi après-midi et qui composent une musique misérable pour la montrer à leur petite soeur. C’est réellement vide d’émotion, l’instrumentation est à vomir (pire que The Prodigy, si, si!). Il n’y a rien d’innovant, rien qui puisse espérer retourner une cervelle, ça ressemble à de la soupe froide et saccadée sans tripes; une niaiserie géante où aucune mélodie ne ressort, mais plutôt des espèces de constellations rythmiques concentrées espacées entre les grésillements hachés et synthétiques (particulièrement ‘Chrome’s on It‘ et ‘Lights Go Down‘). Parfois ça vire à l’absurde, comme avec le titre ‘Trilogy – Breath of Life, Crimes and Killings, Threads and Knives‘, littéralement asséché, dépouillé, vidangé de la moindre miette d’émotion. Enfin bon, si vous voulez rester hype -ou le devenir-, plongez la tête en avant dans cet opus improductif sous l’oeil de David Sitek (une erreur de parcours?) qu’elles qualifient de ‘génial, intelligent et obsédé du travail‘, puis enfilez un tee shirt vert space invaders sous un sweat violet, attendez la vague, et surfez, le cul serré, les lèvres pincées.