La dernière fois qu’une date de Perturbator était annoncée dans le Nord, celle-ci a fait un carton plein, la faute à une affiche alléchante (coucou Carpenter Brut) et une hype de dingue des deux têtes d’affiche qui avaient rempli la salle du Grand Mix avant même que je ne comprenne que j’allais louper une excellente date de l’année 2016 (si j’en crois les retours que j’en avais eus). Quasiment un an plus tard, Perturbator était de retour dans nos contrées et j’étais décidé à ne pas louper ça en ce 18 Mai.

Baffe dans ma face

À la différence que ce soir, point de Carpenter Brut pour partager l’affiche mais un groupe français d’indus élctro répondant au doux nom de Horskh et si c’est une combinaison dont j’aurais tendance à me méfier (indus + groupe Français), on ne va pas se mentir, le duo avait su m’accrocher l’oreille sur Spotify avec certains titres bien musclés. Les quelques lives glanés sur Youtube m’avaient aussi interpelé avec un certaine énergie et un look que le Maitre Reznor n’aurait pas renié au début de NIN. Alors oui, c’est de l’indus avec ce qu’il y a de bien et de mauvais dans ce genre. L’énergie, les samples, la puissance opposés à un son résolument 90’s, parfois pas très loin d’une certaine trance allemande dont je ne raffole pas mais il serait exagéré de résumer le son de Bastien (au chant) et Briou (à la batterie) à cela, “Engaged and Confused” rappelle plus un Prodigy voire Marilyn Manson qu’un mauvais remix de la compile Thunderdome vol 15 (les amateurs apprécieront), matez le clip par ici sur Youtube, ceci est clairement un ordre ! La scénographie est brutale, minimaliste, épileptique mais bordel, j’ai adoré.

Et puis n’oublions pas que l’affiche de la soirée est résolument rétro puisqu’après eux, ce sera carrément un retour aux années 80 qui nous attend. Néanmoins, je vous encourage sérieusement à jeter une oreille et à suivre ce duo qui m’a pas mal plu aussi en live et m’a donné envie de les revoir. Leur premier album « Gate » est ainsi plus que recommandable et clairement mon petit coup de cœur live du soir !

Électro 8-Beats

L’autre surprise de cette affiche, c’est que là où j’attendais Danger en ouverture, c’est Perturbator qui a occupé la scène de l’Aéro en seconde position ! Étonnant, sachant qu’il semblait plutôt être la tête d’affiche, je ne sais pas ce qu’il en a été lors du reste de la tournée, toujours est-il que James Kent, planqué derrière son imposant dispositif de synthé et soutenu par un jeu de lights assez intense ne va pas plus ménager le public avec sa synthwave bien punchy enchainant en mode easy la plupart de ses tubes « shes is young, she is beautiful », « Technoir » ou encore « Sexualizer », clairement la plongée musicale dans les années 80 est totale avec un artiste qui bouge de tous les côtés, remixant au passage ses propres titres avec un public toujours plus chaud.

Perturbator ❤️ #perturbator #pogo #bigbass

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Mais on ne va pas se le cacher, si Perturbator me semblait bien être la tête d’affiche, c’est bien Danger qui va achever l’Aéro. Danger est un ancien graphiste qui s’est créé un personnage de manga/comic dont on ne voit pas le visage et qui se dit inspiré par les BO de films, les jeux vidéo le cinéma et même, ET MÊME les fameuses compils Thunderdome ! Autant dire que si vous êtes trentenaire, cette soirée brassait allègrement les thèmes et sons de votre enfance et adolescence. De ce point de vue, l’artiste que je connaissais peu m’a balancé du très très gros set électro dans la tronche, il me sera difficile de juger de la qualité de la prod en regard de l’album etc mais Franck Rivoire va démontrer que ce n’est pas pour rien s’il a déjà pas mal tourné dans le monde et livrer un set de haut vol sur lequel le public reprendra sérieusement présent. Putain, et on parle d’un jeudi quoi ! Moi qui reproche souvent un public trop mou dans ma propre contrée…

Danger – 4:30 ❤️❤️ #Danger #OMG

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4h30 ⚠️Danger⚠️

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Soyons clairs, cette soirée s’annonçait énorme, elle l’a été, aucune fausse note n’est venue entacher l’enchainement des artistes qui avaient tous pour point commun, le sample, la brutalité, le son old school qui tâche et si c’est bien ce qu vous étiez venus chercher alors clairement, vous n’aurez pas été déçus. Et pas même l’orage qui a suivi la fin du concert n’a semblé en mesure de rivaliser avec cette débauche de watts et de beats, bien ouej !