Drunk Dead End est une décharge d’adrénaline crasse et teigneuse. Pas la peine de chercher la petite clairière fleurie parmi ces six titres sauvages, rôtis à la broche dans des flammes probablement antéchristiques. Introverted Violence sert ici une viande carbonisée, après avoir été attendrie au punk, au crust, et au gros rock, tendance horror.

Malgré des morceaux plutôt classiques (‘Neons Nausea‘), et un son qui tâche sans révolutionner, le trio n’enfonce pas des portes ouvertes : il défonce les murs et s’attaque aux charpentes, à coups de riffs agressifs. Par-dessus : une voix d’outre-tombe, qui rappelle Marilyn Manson (‘Introverted Violence‘), les Cramps ou Punish Yourself. Pas très soutenus par le mix, qui fait de cet EP un monolithe destroy sans grandes variations sonores, les titres s’enchaînent, dans une débauche speedée (‘My Identity‘), teintée d’un groove malsain (‘Already Dead‘). Saignante, mais trop compacte, la bidoche des montpelliérains est dure à suivre et à avaler d’une traite.

La chair est à vif, indiscutablement, mais Introverted Violence a encore du chemin à faire pour convaincre complètement.