Des câlins ! Ils sont toujours la bienvenue en cette maussade ambiance de notre époque, eh oui c’est la crise vous savez. On en veut tous des câlins, pour se consoler après s’être fait réprimandé par papa/patron/police/contrôleur/etc… Car il faut toujours ce genre de gestes pour ressentir de la chaleur humaine, que l’on sent parfois inexistante et disparue de la vie de tous les jours (sauf dans les transports en commun, mais là… c’est différent).

Rien qu’avec un nom pareil, on se dit que Skibunny, ça ne doit pas être bien méchant. Et non, effectivement, ça n’a rien de méchant. D’habitude les préjugés c’est mal, mais quand ils s’avèrent justes… on aura beau ‘s’indigner’… ils sont justes. Leur premier album, ‘Hugs‘, c’est pareil. Avec son electro-pop décompléxée, il n’y a dedans que des chansons catchy, gentillettes, fraiches, légères, du féérique ‘Aah Ooh‘ au groovy ‘Miles Iz Dead‘. On frise parfois l’insupportable avec ‘All In This Together‘ ou ‘Moving‘, que l’on verrait bien jeté en patûre à des écervelés en discothèque ou sur leur iTouch. La particulatrité, justement, de la musique de ce duo nord-irlandais, c’est son caractère dansant et accessible mais pas aussi doucereux et irritant que ce qui se fait dans le genre. ‘Walk Don’t Walk‘ est une chanson qui illustre parfaitement cela.

Skibunny est en bref un groupe à écouter en mettant de côté son sérieux, dans une fête par exemple, car il est ici déconseillé de faire connaissance avec ce duo seul chez soi. C’est en effet prendre le risque de proprement se languir et d’avoir envie de passer les pistes une à une tant elles ne nous parlent pas. Ce duo, c’est plutôt le genre de personnes que l’on croiserait dans la rue avec une pancarte Free Hugs. Ils méritent que l’on soit sympathique à leur égard, car eux le sont indéniablement. En attendant, on veut plus de consistance…