Soyons francs : cela nous a effleuré l’esprit de réaliser la présente chronique sans jeter la moindre oreille sur Money and celebrity mais nous nous réservons ce petit plaisir pour le prochain Tool.

The Subways a très judicieusement stoppé la course à l’armement et aux grosses guitares qui avaient cours sur All or nothing. On retrouve ce qui nous avait plu jusqu’à présent : la voix mutine de Charlotte, l’énergie omniprésente, les refrains pop ultra catchy (Like I love you), la sympathie qui émane du groupe. Les textes de Billy Lunn ont toujours été sans intérêt, c’est donc sans surprise qu’on a le droit à des thèmes comme La célébrité à tout prix, c’est pas bien, Les rumeurs, c’est pas bien, L’argent, ça n’est pas si important et la désormais classique Aimons nous tant qu’on est jeune. Les fans de Rebecca Black seront ravis d’apprendre que le jour favori de Billy est le vendredi (Friday). Plus [s]superfétatoire[/s] superficiel, tu meurs. Enfin, on ne s’en est jamais plaint jusqu’à présent, mais bon, on apprécierait un petit effort à ce niveau.

Non, le réel souci, c’est que malgré la bonne volonté du groupe les morceaux sonnent creux et ceux qui pourraient nous attirer font redite. Si We don’t need money to have a good time fait mouche immédiatement, sa forte ressemblance avec Oh yeah doit y être pour quelque chose, tandis que le couplet de Celebrity est quasi pompé sur celui de Banquet de Bloc Party. Même la pourtant sympathique Rumour a un air de déjà entendu et du coup ne se retient pas. Evidemment, on n’attend pas de The Subways qu’ils composent la power pop song du siècle (On me dit dans l’oreillette que de toute façon Supergrass l’a [url=https://www.visual-music.org/news-20052.htm]déjà écrite[url]) mais bon, le minimum aurait été de proposer autre choses que des mélodies simplistes qui certes ont fonctionné un temps mais qui sentent le réchauffé.

Résultat, on s’écoutera Money and celebrity une ou deux fois pour mémoriser les refrains et on le laissera prendre la poussière en attendant de pouvoir applaudir The Subways sur scène, seul endroit où le groupe arrive à s’exprimer pleinement.