Dynamite Drug Diamond commence bien, très bien même. Highway encounter, rock direct, agressif, simple en apparence bien ficelé quand on s’y attarde plus. Variations, rythme martelé, basse incisive, réminiscences de feu 64 Dollar Question, chroniqueur conquis. Suit le magistral Run & Run & Die, six minutes à haute tension jouant parfaitement sur l’ambivalence stoner / post rock, la voix hurlée répondant au chant haut placé. Sans être exceptionnelle, Paint it black fait le boulot avant que Eve of cease fire talks, soporifique ne casse totalement la dynamique naissante.

Et la suite, me demanderez vous ? Eh bien… La rage s’amenuise, on ne s’excite que par à coups (In loving Memories, les titres s’étirent et se succèdent, semblant reproduire le même schéma. Alors oui, ce n’est pas désagréable à l’oreille… mais cela reste terriblement plat. Exactement l’inverse du début d’album. Même les judicieuses trompettes de Helissandur et les violons de Roses out of chaos peinent à faire relever un sourcil.

Quel dommage que Tang n’ai pas su garder le souffle qui les a animé sur les premiers titres de ce Dynamite Drug Diamond, on aurait droit à l’album de l’année – on est malheureusement loin du compte. Reste Run & run & die, qu’on gardera au chaud dans un coin de notre mémoire.