C’était à l’époque où je lisais encore Rock’n’Folk, où le Phil n’était pas encore retourné faire le mariolle à la Télé. Purée, ça fait déjà 10 ans ! Bordel que ça passe vite. Je découvrais donc il y a 10 ans, cet album du mois dont la pochette m’avait particulièrement intrigué. Une bouche de vampire de laquelle dégouline du sang coagulé et qui écrit le nom du groupe. Un album de punk rock qui avait marqué les esprits par son aspect série Z et son côté sans fioritures. Je n’avais pas forcément suivi le groupe plus que cela après le premier opus et j’avais même eu du mal à croire qu’il s’agissait des mêmes gars en entendant Mariachi el Bronx (groupe Mariachi des gars de The Bronx comme l’indique son nom pour ceux qui, comme moi, n’auraient pas suivi pas à pas le groupe)…

Arrive donc ce quatrième opus en ce début 2013 qui marque le retour des californiens vers un son punk. Si la filiation avec The Hives est toujours aussi présente par le phrasé de Matt Caughtran notamment (The Unholy hand , Style Over Everything, par exemple) The Bronx garde quand même ce côté typique Punk Californien qui peut se révéler très agaçant et vraiment daté quand il rate le coche (Youth wasted, ou Ribcage qu’on croirait volé à Offspring) mais plutôt plaisant quand il revêt un aspect plus pop, on notera le côté Foo Fighters de Last revelation ou Torches qui irait plus lorgner vers Weezer pour ses guitares.
A l’exception du dernier morceau Life less OrdinaryCaughtran pose son chant juste accompagné d’une guitare , le plus frustrant pour l’auditeur est sans doute l’impression de monotonie qui se dégage de ces douze titres courts. Surtout quand on connait le groupe alter ego de The Bronx et que l’on se prend à rêver d’un mélange d’influences à la Cake sous cocaïne qui là pourrait tout dynamiter.