Qu’est ce qui nous a plu chez Vampire Weekend ? Sa posture de neo dandy new-yorkais ? Pour sûr non ! Ses sonorités africaines mélangées dans son indie rock ? Tout au plus un gimmick. La fraicheur de la nouveauté ? Surtout, oui. Vampire Weekend avait la capacité de proposer de bonnes petites chansons amusantes, capacité confirmée sur ‘Contra‘. Ce que l’on attend donc de ce groupe, c’est de la fantaisie et des idées rafraichissantes.

Mais sur ‘Modern Vampire of the City‘ (un hommage à True Blood peut être ?) de fantaisie il n’y a point si ce n’est sur la sautillante ‘Diane Young‘ et sur ‘Unbelievers‘ qu’on aimera déguster entre la confiture de coing et le pain d’épices. Quant aux bonnes idées, elles restent à l’état embryonnaire. On citera au mieux les percussions démultipliées de ‘Ya hey‘.

Que propose donc ‘Modern Vampire of the City‘ ? Eh bien pas grand-chose. De petites chansons mignonnes mais toutes lambda, avec un lyrisme étonnamment pompier au vu de la production épurée. Cela ne fait pas de cet album une immonde atrocité. Il est même tout à fait écoutable et fera un fond sonore parfait lorsqu’on invitere un couple d’amis trentenaire pour discuter à bâtons rompus de mode de garde et des récentes réformes fiscales. Mais quand on voit ce groupe se contenter de proposer une pop minimaliste standardisée et sans effort alors qu’il souhaitait à la base se différencier grâce à sa musique novatrice, ça ressemble à un bel échec.