Armed Love‘, le quatrième album des Suédois déchaînés de The (International) Noise Conspiracy, signe une mini révolution…En effet, The (International) Noise Conspiracy, produisant jusqu’ici leurs albums loin des circuits des majors, s’acquittent pour celui ci des services du producteur américain Rick Rubin (Johnny Cash, Slayer, Beastie Boys, Limp Bizkit, Red Hot Chili Peppers…). Les spéculations allaient bon train à l’attente de l’album, a savoir si oui ou non une production signée Rick Rubin risquerait d’affaiblir le son garage/punk rock révolté d’idéologie communiste des cinq Suédois.

Rassurez-vous, il n’en est rien. Au contraire. Le son est nouveau certes, la différence est marquée avec les albums précédents, mais sans pour autant casser la ligne de fond que The (International) Noise Conspiracy s’attellent a respecter : textes engagés, son garage rock, communisme et Rock’n Roll. Point.

Et quel travail ! Rick Rubin a su donner ici le meilleur de chaque instrument, orchestrés à merveille, et canaliser au mieux la révolte anti-capitaliste bouillonnante qui gronde dans le coeur du chanteur Dennis Lyxzén. Les résultats sont la : des intros à déclencher un pace-maker, comme sur ‘A Small Demand‘ et son couple guitare/batterie jouissif, ou encore l’orgue de ‘The Way I Feel About You‘, à hurler de bonheur. L’orgue, plus présent sur cet album que sur les précédents, ou peut être tout simplement mieux distribué dans les morceaux, apporte une force et un dynamisme indéniable. On se prend des envolées de clavier majestueuses, pas bien loin d’un ‘Light My Fire‘ de la grande époque. Le rythme des morceaux, nerveux et catchy à souhait, donne une envie frénétique de bouger dans tout les sens, et d’aller s’inscrire sur les listes du bureau du Partie Communiste le plus proche.

The (International) Noise Conspiracy pond ici un album fulgurant, différent, peut être aussi plus accessible que les précédents grâce à la patte de Rick Rubin, mais qui n’assoupit en rien la rage et surtout la créativité des Suédois. Un album a classer dans le best-of de l’année 2004, sans à priori.