L’exercice de la chronique de compilation est toujours difficile : impossible de critiquer l’album dans son ensemble puisque forcément, chacun des titres est travaillé dans un contexte différent et est généralement pondu par un groupe différent. Du coup, niveau cohérence, on a vu mieux. Et d’un autre côté, le non-journaliste non-payé et pas vraiment chroniqueur que je suis a généralement la flemme d’analyser chacun des titres un par un. A la limite, quand il s’agit d’une compilation du type de ‘Axis Of Justice‘ voire ‘Les Enfoirés‘, y a moyen de raconter un peu n’importe quoi, tant que ça remplit la page. En l’occurrence, pour la nouvelle cuvée de ‘Atticus… Dragging The Lake III‘, il n’y a pas grand chose à dire. Et pourtant hop, ni vu ni connu, j’ai réussi à écrire la plus longue introduction de Visual.

Troisième cuvée et on se rend compte que chez Side One Dummy, soit : on n’a rien en stock à proposer, soit on a honte de ce qu’on a en boîte. D’où la présence en gros de ce sticker abordant fièrement ‘Inclus le titre de Blink-182‘. On se doute bien que c’est pour vendre, qu’il y a autre chose. Mais quand même… D’ailleurs, dedans, il y a bien autre chose. Ca reste du ‘Atticus Dragging The Lake‘ avec toujours ce tour d’horizon des groupes tendancieux actuels (entendre par-là : mèche folle, hurlements émasculés, campus songs, etc). On a donc forcément droit à du Funeral For A Friend, Motion City Soundtrack, Alexisonfire, Piebald qui valent toujours ce qu’ils valent, on n’a plus grand chose à ajouter. Taking Back Sunday se complait toujours autant à entremêler ses chants, The Kinison fait toujours danser, Street Dogs continue son chemin sur les traces de (justement) Rise Against, etc… Pas de grandes découvertes mis à part quelques originalités, et surtout une confirmation (même si le doute n’était plus vraiment possible) :
MxPx, ‘c’était mieux avant‘. Tandis que les titres inédits (au nombre réduit) n’intéresseront pas grand monde sinon les fans.

Bref, on doit bien l’avouer, le seul véritable intérêt de cette compilation étant la possibilité offerte au nouvel arrivant dans cette scène US montante : découvrir quelques groupes qu’il n’aurait jamais pu entendre sur les ondes radios pour un moindre prix. Les autres, les vrais qui en ont, y a pas grand chose de neuf. En gros, c’est toujours sympathique, mais pas plus.