Damien Saez, considéré comme Meilleurs Espoir du rock français avec son premier album ‘Jours Etranges‘ récidive avec ‘God Blesse‘, album selon lui fortement influencé par Radiohead, entre autres…

Composé de deux volumes ‘God Blesse‘ et ‘Katagena‘, attaquons nous au premier opus. Que dire de cet album si ce n’est qu’il est décevant ? Avec ‘J’veux du nucléaire‘ et ‘Solution‘, l’album se situe bien dans la continuité de ‘Jours Etranges‘, avec des paroles toujours dirigées contre le mondialisme et la capitalisation. Toujours pas d’espoir pour cette génération de France, toujours pas de solution adéquate… Déjà vu ? Oui, dans le premier album les paroles peuvent elles aussi se résumer à ‘Pas d’espoir mon frère‘…
L’intro de ‘Solution‘ peut aussi rappeler Noir Désir, ce qui n’est pas la plus mauvaise référence existant.

Mais après ? Que reste-t-il dans cet album ? Et bien les nouvelles chansons, nouvelle génération. Grande nouveauté, Saez se met à l’anglais, et il aurait mieux fait de le garder pour lui. A quoi bon utiliser une langue que l’on maitrise mal si ce n’est pour écrire des refrains bidons du style ‘Nowhere to run, nowhere to hide…‘ Evidemment si on se borne à dire ‘…Si la grace avait un nom, ce serait le tiens…‘. Affligeant ? Non, c’est une chanson dédiée à sa copine, mais là, il la prend vraiment pour une conne. Du gnangnan de base on passe au sexe pur et dur. Là où Saez s’appliquait pour user d’effets de styles pour aborder le thème de la sexualité, ou de la mort dans le premier album, ici, tout est cru. Cela aurait pu être bien fait si la musique allait avec. Ecoutez ‘Sexe‘ (track 6 bannie de mon lecteur cd) et vous comprendrez. ‘La chanson la plus rock‘ selon Damien… Euh, mais là on dirait du Saez remixé par Eiffel 65 à l’occasion de Tuning Vol.34. Si c’est ça l’innovation…

Mais il reste quelque chose de plutôt positif, même si souvent les chansons ne volent pas très haut dans le music-o-mètre, certaines tracks réussissent à se démarquer du reste, tout de même grâce aux lyrics. Hommage ironique aux USA gratifié d’un ‘On se souvient Massoud‘, Damien Saez n’a pas perdu de ses qualités d’auteurs, même si comme déjà dit, le gnangnan reprend le dessus. Si t’es fan de Saez période ‘Jours Etranges‘, si tu t’attends à des chansons rock qui peuvent pervertir la jeunesse française déjà perdue, écoute Damien[/iu], n’aide pas le capitalisme fortement touché depuis le 11 septembre 2002 à se relever, et n’achète pas ce cd sponsisé par Universal (r)(c)(tm). Si tu sors d’une relation amoureuse fortement plate de deux semaines avec Jacqueline 14 ans, classe de 3ème B, marche, cours vole à la Fnac te procurer ce cd. Tu tripperas sur ‘So Gorgeous‘, tu te révolteras sur ‘J’veux du nucléaire‘ et tu te masturberas sur ‘Sexe‘. La vraie vie quoi.

Finalement, un premier volume très décevant, qui ne peut forcément pas plaire à tout le monde, mais qui a tout de même ses qualités. Les 3-4 premières chansons étant les seules réellement intéressantes… Mais cela justifie-t-il l’achat d’un album de 13 pistes ?