Scott Vogel est de retour ! Terror, c’ est le groupe et ‘Always The Hard Way‘, c’ est le nom de l’album. Et il s’agit là du troisième opus de la formation, attendu depuis presque deux longues années par les masses de hardcoreux fanatiques. Voilà, les présentations sont faites. De manière un peu expéditive, oui, mais passons plutôt tout de suite à l’essentiel.

Terror c’est donc cinq jeunes hommes enragés issus de la côte ouest américaine qui jouent du hardcore. Et quand on a dit ça, il n’y a en fait plus grand-chose à rajouter, tant ce groupe, son attitude ou sa musique ne prennent pas de détours inutiles. Ici on parle de hardcore pur, sans fioritures inutiles, sans écarts de styles, minimaliste, droit devant, droit dans les dents. Dignes héritiers de formations telles qu’Agnostic Front ou même Biohazard, Terror reprend le flambeau et entend bien le porter le plus loin possible sans même faire vaciller la flamme : les riffs sont comme découpés au couteau de boucher bien rouillé, simplissimes, 100% rythmique, droits au but et sans aucun doute terriblement efficaces sur scène.

D’ailleurs on se doute bien que c’est en grande partie pour ça qu’un album comme celui-ci est destiné, surtout quand on connaît la réputation scénique du groupe. Les structures sont comme étudiées spécialement pour provoquer la formation de mosh massifs et incontrolables. Alors, certes, les mid-tempos arrivent pile là où on les attend et les refrains sont parfois vraiment prévisibles et téléphonés mais tant que c’est efficace, il n’y a pas vraiment de quoi se plaindre. Bon, il est vrai qu’à certain moments, sur des titres très répétitifs comme ‘Hell To Pay‘ ou certaines intro un peu molassones comme celles de ‘You Can’t Break Me‘ ou ‘Hardship Belongs To Me‘, on commence à trouver le temps long, surtout que l’album dans sa totalité ne dépasse pas la demi-heure. En gros, si c’est du mathcore bien tordu que vous étiez venu chercher, passez votre chemin, les 14 titres de cette galette là sont classiques au possible.

De petites touches de variations sont tout de même parsemées par-ci par-là pour éviter une trop grande monotonie, sous la forme de featurings. On retrouve donc avec grand plaisir les frontmen de Leeway et Death Threat derrière le micro et même deux rappeurs sur un titre complètement hip hop, Murs et Dibbs. De toutes manières, même si la musique peut par moments lasser, il reste toujours la voix de Vogel pour retenir l’attention : plus énervé et haineux que jamais, Scott semble infatiguable, ne baissant pas d’un ton ses hurlements enragés de tout l’album, faisant bien sentir à chaque moment toute l’oppression et l’urgence qui l’anime.

Enfin, un petit mot sur la production de haut niveau, assurée par le fameux Zeuss qui commence à y connaître un bon gros rayon niveau hardcore. Rien du surprenant donc là non plus, les guitares sont grasses et lourdes comme il faut, la batterie fait sonner de jolies résonnances, profondes et percutantes comme il faut, et tout ça est dominé par une voix bien portée et puissante. Pour résumer, ça donne tout simplement envie de bouger, tout ça.

Always The Hard Way‘ est donc un album de hardcore dans sa forme la plus minimaliste et la plus efficace, diront certains. Même si ces 14 titres ne sont peut-être pas les plus révolutionnaires et originaux et même si beaucoup préfèreront les précédents opus à celui-ci, il y a bien une chose qu’on ne peut pas nier à cet abum, c’est la rage et la hargne qu’il dégage. Alors oui, par moments c’est peut-être éxagérément oldschool ou répétitif, mais en tout cas c’est toujours honnête, intègre, bestial et vindicatif. N’est-ce pas principalement ce qu’on attend d’un groupe de hardcore après tout ? A chacun de se faire un avis là-dessus.