Underoath avait surpris il y a deux ans avec la sortie (et surtout les 400.000 exemplaires vendus) de ‘They’re Only Chasing Safety‘, et il était de temps de remettre le couvert, et si possible de faire (au moins) aussi bien. Autant le dire d’entrée de jeu, cet nouvelle mouture, intitulée ‘Define The Great Line‘ déçoit un peu. La puissance est de nouveau là, mais la magie n’opère pas autant que lors du précédent opus des américains. La voix bien screamo est d’une puissance indéniable, mais derrière, quelque chose ne suit pas. Ou plutot si, tout suit, un peu facilement parfois. Enchaînements d’accords efficaces mais super banals et surtout déjà entendu avant …

Evidement, quelques morceaux sortent tout de même du lot, il ne faut pas cracher dans la soupe. Ainsi, ‘In Regards To Myself‘ aura le mérite de mettre l’auditeur dans les meilleurs dispositions pour la suite, gros son, riff tordu en intro, et voix puissante, avec refrain plus rock et plus classique. Même constat pour le morceau suivant ‘A Moment Suspended In Time‘, fort mélodiquement, mais assez convenu. Et même s’il serait malvenu de crier au scandal sur cet album, la puissance d’un ‘You’re Ever So Inviting‘ ou de l’excellent Punk-Metal ‘Moving For The Sake Of Motion‘, surement le plus réussi du cd; il subsiste après l’écoute des 11 titres de Define The Great Line, un gout de satisfaction inachevée, de frustration partielle, et au final, c’est plutôt une sorte de regret qui accompagne la découverte du disque.

Trop convenu dans l’ensemble, à l’image, du bon mais classique single ‘Writing On The Walls‘, Underoath ne parvient pas à surprendre son monde comme avec le précédent album, portée par l’immense single ‘It’s Dangerous Business Walking Out Your Front Door‘. Le succès devrait être au rendez-vous, le groupe sillonant l’Europe en cette rentrée lors du Taste Of Chaos, mais on entend déjà des rumeurs de split. Espérons ces rumeurs mal-fondées et espérons surtout que le prochain album placera la barre plus haute.